Lundi 5 Mai 2008
Ah j'avais pas prévu ça....
Trente kilomètres à pieds (exagérer n'est toujours pas mentir), ça use ça useuhhhh ; trente kilomètres à pieds ça use les souliers ! Et les pieds.
Samedi j'ai donc passé la journée en haut de la montagne. Vous savez là bas où le téléphone ne passe que si vous vous contorsionnez sur un rocher mais là où il n'y a pas Internet. En même temps mon pique nique était déjà assez lourd comme ça, inutile de me rajouter le poids de l'ordinateur. Hum.
Malgré les 31 degrés sévissant à mes côtés (réalisés sans trucage) et l'ombre inexistante (sinon c'est pas drôle), mes cuisses et moi sommes parvenues au sommet sans encombre. De là haut le paysage était magnifique, j'ai même discuté avec les vautours, pas très accueillants.
La tête dans les nuages et les pieds dans l'eau, j'ai profité de ce grand bol d'air comme il se devait, ce qui me vaut aujourd'hui de belles courbatures et des joues rosées.
Au retour, en voiture, un troupeau de chèvres obstruant le passage, j'ai du sortir de la voiture et danser la carioca au milieu d'elles. Effrayées ou vaincues je ne sais pas mais elles sont parties. Veni vidi vici.
A part ça, je me dois de vous raconter ma « fabuleuse » journée de vendredi.
- - Levée à 07h30 afin d'avoir largement le temps de prendre soin de moi et de déstresser. Musique à fond (vais te calmer l'autre abruti de voisin et celui qui joue de la flûte tu vas voir) et une bonne douche plus tard, je relis mes fiches (c'est vrai il ne faut pas mais que celui qui ne l'a jamais fait lève la main? ah vous avez l'air bêtes là d'un coup mouhahaha).
- - A 09h30, je présente fébrilement ma carte étudiante non actualisée à l'examinatrice et cela passe sans encombre. Veni vidi vici bis!
- - A 10h j'ai le sujet entre les mains et je préfère penser à ce que je vais m'acheter en sortant pour me consoler...
- - 12h, veni (en râlant) vidi (en pleurant), vici (en ch*ant). Hum. Aussitôt rentrée chez moi, je me prépare un truc vite fait: Dragée de pigeonneau de Sainte-Anne d'Auray, sauce à l'hydromel. (mouhahahah la blague) jambon purée (non pas mouhahahah, ça c'est vrai).
- - 14h, ma livebox au bout de la laisse, nous nous dirigeons vers l'agence Fra*ce T*lécom pour savoir de quelle maladie souffre l'engin, qui ne me permet plus d'utiliser mon téléphone depuis près de deux mois et que je continue à payer bien évidemment.
- - 14h35 (notez la subtilité par laquelle je vous annonce que j'ai attendu 35 minutes que ce soit mon tour de consulter un conseiller): «bonjour je suis déjà venue 4 fois sans résultat donc on m'a dit de ramener ma livebox pour un diagnostic (voit que la femme ouvre grand les yeux, prépare une contre attaque) votre collègue m'avait dit de revenir aujourd'hui quand je le voulais». «oui mais Géraldine est en pause déjeuner revenez dans une heure.» «Je peux pas j'ai mon train». «La semaine prochaine alors» (je pense que mon maitre de stage va beaucoup apprécier que je m'éclipse pour bouletbox). «donc en gros je suis venue et ai attendu pour rien et je continue à payer pour rien jusqu'à la semaine prochaine». «Désolée Madame». Moi c'est Mademoiselle! Et j'en ai maaaaaaaaaaaaarre.
- - 15h15, me revoici à souris land/ voisinsland/ défectueuse box land. Je prépare ma valise et prend le bus direction la gare. J'y suis à 16h10, mon train est à 16h40. J'aurais aimé arriver un peu plus tôt, je suis une grande stressée de la gare.
- - 16h15 je m'achète des magazines (et des cochonneries) et en sortant du kiosque, je vois un homme qui vend un journal au profit des sans abris. Isladish n'est pas dans le coin alors je me décide à lui donner une petite pièce. Alors que je cherche dans mon porte monnaie, l'homme essaye de meubler comme il peut «pas trop dur de réviser son bac avec cette chaleur?». You're talking to me ?? Je n'aurais pas eu mes valises à la main, mes bras seraient tombés. Je ne suis pas une Madame mais je n'ai pas non plus 17 ans. Hummmm.
- - 16h25 je suis parmi les premiers à gagner ma place dans le train et m'y installe confortablement en étalant toutes mes affaires.
- - 16h38, j'entends la voix du haut parleur «ce train est à destination de Pau». Je me lève en sursautant et lâche un fébrile «Pauuuuuuuuuuuuuuuuu?». «Où allez vous Mademoiselle?» A Saint Jean de Luz!!!!! «Ah alors c'est la rame de tête, pas celle-ci». Hé bien je me suis maudite d'avoir mis ma valise tout en haut le seul jour où je dois la retirer en catastrophe, un homme, plein d'empathie m'a aidé, j'ai couru sur le quai. Le contrôleur a beaucoup ri. Arrivée dans le wagon, je
demandehurle «saint jean de luz?» et là je vois pleins de personnes que je connais de vue se retourner en souriant «euh oui oui». Reprends ton souffle Emma, fais toi oublier et ça ira bien. Moi qui avais tout à l'heure une superbe place, je me retrouve assise à la seule qui reste: à côté d'un garçon qui me fait rouler sa petite voiture sur le bras et en face d'un homme qui a un rat dans sa cage (iozerhjpzetgjhqtoop!!!). - - 19h, arrivée enfin à la maison, je mange un peu (beaucoup) et je décide d'aller au bord de l'océan me ressourcer. Je n'ai jamais eu une meilleure idée (désolée je ne sais pas encore retranscrire le son des vagues et le bien être que tout cela procure. Parce que plic ploc, ça rappelle trop ma douche qui fuit chez Mouloud).
Objectifs de ce lundi : me préparer à mon concours de journalisme qui approche très très vite. Me préparer psychologiquement à mon stage qui va débuter... Il m'envoie dès le premier jour sur un immense événement bordelais... Oui je sais, c'est bien.... Mais je me connais ;)
Bonne journée et bonne semaine ! Des bisous
Par Emma emmaemoi, Lundi 5 Mai 2008 à 11:36 GMT+2 dans Emma, émoi et moi
sortez prendre l'air et souriez 
et aussi beaucoup d'imprévus. Cumulus haché, voisins timbrés et appartement livré avec souris. C'est ainsi que dans mes récits du quotidien, vous trouverez "mon-voisin-le-fou" qui est fou mais aussi mon voisin; B E R N A R D, qui est la souris ayant élu domicile malgré moi dans mes cloisons; Mouloud , voisin du bas dont je ne connais pas le prénom mais bien son visage puisqu'il vient très régulièrement taper à ma porte.



