emmaemoi

Le cinéma français se porte bien merci

Il y a des films comme ça qui vous donnent le sourire, la force.
"Amélie Poulain", premier visionnage, je ressors déçue, je n'ai pas aimé. J'y retourne la semaine qui suit, la curiosité et l'instinct me poussant à découvrir au delà, à lire entre les lignes. Les 100 séances suivantes ne furent que du bonheur. Sensibilité (et pas sensiblerie) et bonheur poussés à l'extrême. Audrey Tautou nous transporte dans un monde où le héros est un personnage du quotidien, que l'on a tous dans notre entourage. Encore faut-il que la vie nous donne envie de croire en un monde meilleur ? Ce film me donne en tous les cas envie de croire au cinéma français, à cette faculté de faire de grandes choses avec une petite ambition au départ.
En témoigne "Ensemble c'est tout", formidable ode à l'amitié, l'amour, la solidarité. Non ce n'est pas une publicité pour capitaliser les points retraites ou se sensibiliser à la cause des personnes âgées mais une très belle galerie de personnages qui me touche et m'émeut. On retrouve comme par magie Audrey Tautou, étincelante et une équipe française.
Oui le cinéma français se porte bien, merci, en déplaise aux mauvaises langues.

 



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Je vais bien ne t'en fais pas

Besoin irrémédiable d'en parler, de le citer tout le temps. Depuis que j'ai vu ce film, il fait vraiment partie de moi. Il est tourmenté, plein d'espoir et de désillusions mais surtout tendre, beau et révélateur de talents purs.
J'aime ce film, ce réalisateur, ces acteurs et cette musique. C'est naturel pour moi qu'il ait sa place ici.

 


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Lou et la vie (5)

  Le 20 novembre 1986

   « Allo ?... Oui ? Ah supeerrrrrr je suis ra-vie pour vous ! Emma ? D'accord !.... ça c'est une bonne nouvelle !.... je vous rappelle demain ! ..... oui....... Oui, je n'y manquerai pas ! ».
- Patriiiiiiick ! Ta sœur a accouché, une petite fille, Emma !
- Ah super! tout s'est bien passé?
- Oui apparemment la maternité de Saint-Jean-de-Luz les a très bien reçus!
- On ira les voir dans la semaine, ça nous fera des petites vacances et l'occasion pour Ben et Lou de découvrir leurs origines Basques!
- Oui, oui tu perds pas le nord toi.

   Ils échangèrent un baiser et se replongèrent dans le choix des menus du mariage. Mine de rien, le 19 juin, cela va vite arriver. Contre toute attente, ce ne fut pas le menu qui leur causa une grande prise de tête mais plutôt le placement à tables... Muriel menait une lutte acharnée contre son futur mari car cela lui semblait impensable que Papi Pipas se retrouve à côté de Brigitte-la-cousine. « Mais enfin, tu sais très bien que Brigitte ne supporte aucun bruit... Alors tu penses bien qu'elle va se sentir mal lorsqu'il va racler ses... dents... ». Effectivement, il ne leur avait jamais causé autant de soucis que depuis qu'il avait enfin accepté de mettre un dentier. Bruits gustatifs et autres incompatibilités d'humeur sont vite réglés et oubliés. Il s'agit désormais d'aller chercher Benjamin à l'école et Lou à la crèche. Muriel a repris son activité professionnelle, la petite Lou a donc connu pour la première fois les joies de la crèche.

   Tandis que Muriel et l'assistante maternelle échangent sur le pouls de cette première journée, Lou reconnaît la voix de sa maman et gambade gaiement dans le couloir vers sa direction. « Oh ma puce ! quel joli sourire ! ça a été ? ». Un gazouilli mêlé d'expressions made in bébé fait office de réponse. Evidemment, bébé Lou n'est pas en mesure de conter à sa mère l'importance de cette journée... Elle vient de connaître pour la première fois de sa courte existence un chagrin d'amour : elle jouait dans le sable avec Maxime, le beau garçon, le plus viril sans aucun doute, prenez pour preuve ses 3 petites dents qui occupent la (quasi) totalité de sa bouche. Et bien, tandis qu'elle jouait avec lui, Roxanne, la pimbêche comme en témoigne sa mèche de 3 cheveux sur le côté, est venue voler le seau de Lou ! Cette dernière n'a rien pu faire pour le récupérer, trop encombrée par sa nouvelle couche culotte Huggies ! Si seulement elle pouvait faire comprendre à sa mère qu'elle préférait l'ancien modèle... Cela aurait pu empêcher Maxime de trouver Roxanne très ambitieuse, et donc de la préférer à Lou. Elle se retrouve seule, et ce n'est pas Frédéric, le petit garçon vidant ses narines dans sa main qui va lui changer les idées ! C'est dur la vie de bébé : plus de seau pour jouer, la couche pleine et une vue peu ragoutante...

   Muriel qui donne désormais le bain ne se doute de rien quant à la journée « mouvementée » de ses enfants. En effet, Ben a assez mal au ventre lui aussi. Pas pour un chagrin d'amour mais plutôt à cause de toutes les barquettes aux fruits qu'il a subtilisé à ses camarades et ensuite englouti.

   Loin des bulles du bain et des boules de chagrin, Patrick écoute France Info et songe fortement à reporter leur virée au Pays Basque. Des attentats revendiqués par l'ETA secouent l'Espagne et les voitures immatriculées en France sont incendiées. La peur du terrorisme est dans tous les esprits, Patrick préfère ne pas s'y risquer. Il éteint la radio et se repenche sur le plan de table... pour rayer des invités Maxime le bébé ténébreux, terreur des bacs à sable, terroriste de grains de sable à ses heures perdues.

   Non, simplement rajouter une place pour la petite Emma, nouvelle venue au Pays Basque, loin des secousses madrilènes et désormais si proche des siens.

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La fac, c'est physique

Le réveil est souvent révélateur de ce que va être la journée. Le mien fut particulier : j'ai été réveillée par mon voisin qui faisait un karaoké sur "vivre pour le meilleur" à 8 heures... "le meilleur", pas vraiment à l'image de la journée.
Arrivée en cours : 10H30. LA prof n'est pas encore là, elle arrive affolée : "on ne peut pas rester dans cette salle, le rétroprojecteur ne fonctionne pas...". Ainsi, la centaine de camarades et moi même nous retrouvons confinés dans une minuscule salle de 30 personnes : sur les tables, sous les tables, sur les chaises, pas sous les chaises, et nous assis par terre à ras du tableau. On ne pouvait que suivre mais on ne l'a pas fait; trop obsédé par nos crampes et courbatures persistantes, il faut dire que rester assis 2 heures par terre, dans la poussière et la saleté avec le genou de Paul dans les côtes et le pied de Pierre contre la tête... Hum, la fin du cours arrive (enfin), nous saisissons nos sandwichs et allons attendre devant l'amphi 700 que l'AG débute.
Au bout de 20 minutes d'attente, nous ne sommes que 4. Hum... Nous entendons alors des cris venant de devant la faculté. On arrive "ah ok c'est ici" minimum 2000 personnes ! Assez hallucinant. Loin de la mobilisation bayonnaise connue auparavant (nostalgie). Nous comprenons vite que l'administration n'a pas voulu mettre de locaux à disposition du mouvement. Les  discours s'enchainent, entre sifflets et applaudissements. Pour être franche, je me sens un peu démunie et pas forcément concernée. Donc je tente d'écouter tous les avis sans émettre d'opinion tranchée. 13H30 pointe à ma montre, nous regagnons le cours alors que le vote (hautement démocratique hum) n'a pas encore eu lieu. Au bout d'une demi-heure, des cris jaillissent de dehors. Déjà 15 universités de bloquées, alors celle de Bordeaux doit l'être également...
Apparemment, c'est comme cela que mes compatriotes ont réfléchi aujourd'hui.
LA fac est bloquée, les "bloqueurs" envahissent rapidement notre amphi. Heureusement, ma classe marginale et solidaire souhaite poursuivre le cours. A la fin des deux heures, des négociations s'imposent pour sortir du bâtiment. A part les bloqueurs, nous sommes les seuls à être encore là... ça s'annonce bien !
Bloquée minimum jusqu'à lundi. Avec 13 heures de cours, j'étais dubitative quant à l'obtention de mon diplôme.
Avec 0 heures de cours, je suis dubitative quant à un futur constructif et serein...
Le plus "drôle" c'est que la SNCF est elle aussi en grève, aucun moyen pour moi d'aller profiter de ce repos forcé au pays basque avec les miens.
Je sens que je vais descendre moi aussi à la place de la Victoire, crier avec des personnes qui ont étrangement une bière à la main "vive la révolutioooooon et l'annaaaaaarchie"...

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Psycho star academy

  Inspirée et intriguée par la psychologie mise en place au château, je me lance... en mettant en œuvre un nouvel outil qui aura fait souffrir mon neurone et le CSS ...

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