emmaemoi

Et ça continue...

... encore et encore...
je reviens à l'instant de l'Assemblée Générale où une majorité écrasante a voté la reconduction du blocage pour la troisième semaine consécutive.
Au delà de mon agacement, je voulais simplement revenir sur l'incompétence des conducteurs de l'AG qui se sont montrés vulgaires et irrespectueux (ça va de pair !) envers les personnes ne partageant pas leurs opinions.
LA démocratie fait peine à voir à l'heure actuelle. On en vient à avoir honte de se positionner dans la file "contre" le blocage...
Mais le positif c'est que je rentre chez moi ce soir même !! Je retrouve famille, amis, océan et montagnes pour mon plus grand plaisir.
Bonne semaine les zouzous !

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En 3 syllabes... cinéma ? politique ?

En ce dimanche d'automne (vous êtes surs que ce n'est pas l'hiver, mes orteils ne répondent plus ! Mayday Mayday Mayday), j'accepte la proposition d'Emilie : RDV pris à 15H30 devant le cinéma. Le temps de me préparer bien chaudement (vous êtes surs que ce n'est pas l'hiver, blablabla), je m'avance d'un pas ferme et décidé vers le tramway. Le panneau me répond d'un ton ferme et sec : « prochain tramway dans 19 minutes ! »... Non mais ! J'accuuuuse ! Mes stalactites et moi n'allons pas attendre ici même. Tant pis, nous irons à pieds ! Ca nous réchauffera (oui maman m'a dit, il faut toujours trouver un point positif... même quand t'as un PV, il faut que tu te forces à voir ça de manière positive).

Donc je commence à marcher, en évitant les déjections canines et les projectiles pluvieux... Pendant que je m'efforce d'avancer, Emilie tente de me joindre : il est 15H30, le film commence dans 10 minutes et c'est un cinéma art et essai, ils n'acceptent pas les retardataires (et ils ont raison ! sauf quand c'est moi... snif). Je lui dis d'acheter sa place et de s'installer, « j'arrive ». Hum, force est de constater que par temps de pluie, beaucoup ont eu la même idée que nous et je me retrouve à la fin de la file d'attente... dehors ! Le temps de remonter toute la file, le monsieur juste devant moi achète la dernière place. Le mec au guichet crie « plus de place pour this is england ! »... Et Emilie qui est dans la salle... Et moi qui fait la queue... Je me retourne et demande à la dame ce qu'elle vient voir au cinéma : « dans la vallée d'Elah ». Oui j'ai lu le synopsis, ça m'a l'air bien, je me re-retourne et demande une place pour ce film.

2 heures de bonheur, de compassion pour ce père qui recherche son fils sans relâche, persuadé qu'il est en vie. J'ai même pleuré alors qu'il en faut beaucoup.

Le patriotisme américain est visé mais également la ferveur du peuple à vouloir son pays supérieur... et la désillusion.

Un film qui ressasse également quelque chose qui m'a toujours surprise : le drapeau américain qui flotte sur toutes les maisons. Chez moi, on voit pas ça ! Bon évidemment, c'est le pays basque et on tient à rester en vie ; mais ce que je veux dire c'est qu'en France, il n'y a pas cet amour pour la patrie, ces louanges sans limite pour l'Etat.

Je rebondis ainsi sur une journée : le 21 avril 2002. La France entière a les yeux rivés sur son petit écran. Ecran qui s'avère tout à coup minable, sordide, annonciateur d'une nouvelle effroyable : le front national s'invite au second tour. L'horreur et la stupéfaction qu'a créé l'annonce de ce résultat électoral est palpable dans tous les foyers. Mais il faut immédiatement se rendre à l'évidence : une partie du peuple a espéré ce résultat. J'étais mineure à l'époque et je me revois devant la télé, pleurant et sommant ma mère de voter notre Chichi national. Oui j'étais bien jeune à l'époque et cela m'a révolté qu'une partie de la jeunesse française ne se soit pas sentie concernée et ne se soit pas rendue aux votes du premier tour. Je pense que ma vision de la France, de son avenir a changé ce jour là.
Depuis, nous avons échappé au pire, au sens propre du terme. Mais partout autour de nous se développe l'extrémisme, la volonté de faire passer ses idées en force, ou par le karcher. Je suis effarée de voir ce que nous devenons. La faculté est un exemple criant de vérité : une minorité d'étudiants nous empêche physiquement de nous rendre en cours. Ils ont réussi à imposer leur décision puisqu'eux seuls ont en eux cette rage et cette volonté de faire évoluer les éléments de notre vie quotidienne.

En attendant des jours meilleurs, des espoirs nouveaux, je vous propose d'écouter cette chanson, écrite par Damien Saez le soir de la « surprise » Le Pen. "Fils de France" : Un morceau qui me touche énormément. Je me sens concernée par ce qu'il se passe actuellement, mais je me sens surtout dépassée...

 

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A comme Amitié

Je ris ; j'écris.
Je pleure, j'écris jusqu'à ce que cela m'écœure.

Je ris, je vis.
Je pleure, je me meurs.

Nous avons tous des moments de notre vie où nous sommes fébriles, nus et durant lesquels nous flanchons. Ces instants nous poussent à nous retrancher vers les gens que l'on aime, nos parents la plupart du temps. A leur parler, chercher le confort dans l'expérience et la sagesse. Je fais partie de ceux qui ne vont pas spontanément vers les paternels. Je suis de celles qui préfèrent leur dire que tout va bien et passer seulement d'agréables moments avec eux.

Oui mais je ne suis pas surhumaine, j'ai un petit cœur qui bat, qui profite de tout et qui parfois a mal. Dans ces moments là, je me tourne vers mes amis. Je leur raconte mes petits soucis, les aléas de ma petite vie. Ça soulage, on se sent épaulé et rassuré. Oui mais voilà, lorsque je regarde dans le rétroviseur (pour la visite réglementaire des 21 kilomètres ;)), je me rends compte que le fardeau « Emma » n'est pas toujours simple à porter, assumer.

Aujourd'hui si je vais bien, que je ris lorsque je tombe dans la rue c'est que je me sens bien. C'est que j'ai des amis en or qui me font voir la vie en rose. Mais à quel prix... je ne voudrais pas les étouffer.

Cet article pour leur dire à quel point je les aime, je les admire. J'espère être là pour eux également, voir au-delà de ce petit être que je suis.
La vie est belle, et ce que l'on en fait est magique. Ma soeur que j'aime tant m'a offert un cadre sur lequel il est écrit "tout enfant est une poussière d'étoile venu au monde avec un voeu à exaucer". Je pense qu'on a tous le même : profiter de tout de la meilleure manière possible.
Vivons avec des étoiles pleins les yeux, des rêves pleins la tête, des amis pleins le coeur. Merci

 

 

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Pour les cages à miel

La musique et les femmes sont à l'honneur ce soir : voici 3 de mes coups de coeur du moment.

1/ Yael Naim, une reprise de "Toxic"

2/ Sandrine Kiberlain, "la chanteuse"

3/ Mademoiselle K, "Jalouse"
Un dernier (merci Emilie), pas 100% féminin mais superbe : The Delgados, "All you need is hate"

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Lou et la vie (6)

   25 mars 1987

   Petites couettes soutenues par de jolies élastiques mauves, salopette sublimissime, chaussures de couleur rose pâle, mini sac à dos griffé « nouvelles galeries »... et teint rouge écarlate avec petite bouche grande ouverte qui crie : « ouiiiiiiiiiiiiin ». C'est la première matinée de Lou à l'école. Muriel est brisée de voir son poussin en pleurs mais elle doit s'y résoudre. Patrick l'a charrié ce matin en lui disant qu'elle pleurerait plus que sa fille. Non, elle ne lui fera pas ce plaisir d'autant plus qu'à ce stade là, il est impossible de pleurer plus que Lou, et c'est bien là le problème ! Laure, l'institutrice prend Lou dans ses bras en lui donnant une madeleine. Ce biscuit qui lui est familier la met en confiance et l'apaise soudainement.

   C'est ce moment que choisit Muriel pour s'en approcher et lui faire un bisou d'au revoir. Sans compter sur Lou qui n'a pas dit son dernier mot... et pour cause, elle lui sort son tout premier mot « non !!!! »... La maman est bouleversée, la première chose qu'exprime oralement sa fille est un refus... Elle s'éclipse, vexée.

   « ... et le jardinier s'occupa de son potager tout l'après midi, parlant aux tomates, caressant le persil, complimentant les carottes... D'ailleurs, de quelle couleur est la carotte les enfants ? »... « Houla, ne parlez pas tous en même temps les enfants ! Chacun son tour. Oui Stéphane ? Oui orange très bien ! Benjamin pourquoi lèves-tu encore la main ? ». Benjamin devint également rouge à son tour et balbutia « zé fait pipi ». Il fut alors la risée de ses petits camarades, l'institutrice lui assura que ce n'était pas grave, même si elle savait qu'il vivait là un moment traumatisant de l'enfance et qu'il s'en souviendrait longtemps. Elle-même lorsqu'elle avait 5 ans... hum...

   Muriel est au self avec ses collègues Martine et Marie. Le trio des M discute de ce qui bouleverse Muriel depuis ce matin : le non de sa protégée. Martine la rassure, selon les statistiques, le premier mot d'un enfant est « non » et c'est logique, c'est une syllabe, facile à prononcer et à placer. Marie insiste sur la coïncidence que ce mot ait été sorti à Muriel dans de telles circonstances. Rien de dramatique donc, Muriel se sent mieux et en confiance avec ses amies. Elles en profitent pour échanger sur leur vie sexuelle respective.

   Martine : « vous n'allez jamais me croire, hier Michel m'a appelé Antoinette alors que nous faisions l'amour, ça m'a coupé net ! »

   Marie, étouffant un rire : « ah non mais moi il faut pas qu'il parle, je peux pas faire deux choses à la fois déjà en temps normal... ».

   D'accord Muriel avait quelques difficultés avec ses enfants mais au moins, elle n'avait rien à reprocher à son futur mari et cette pensée lui conféra une notion de bien être intense. Non, aucun problème.

   Au même moment, Lou regarde par la fenêtre, elle y voit Benjamin, une main sur les bijoux de famille et l'autre main dans celle de son institutrice. Il va changer ses vêtements, Lou ne comprend pas trop mais elle saisit tout de même le ridicule de la situation et elle rit bouche grande ouverte laissant entrevoir ses 4 dents et ½.

   Patrick et ses collègues rigolent également mais pour une toute autre raison. Les yeux rivés sur le téléviseur, ils contemplent la pornographie italienne mise à l'honneur, la Jeanne D'arc de la libération sexuelle. La Cicciolina fait une entrée détonante au Parlement Italien. La star du X vient en effet d'être élue députée à Rome dans les rangs du Parti radical. Cette nouvelle surprenante redonne soudainement beaucoup de valeurs et d'intérêt à la politique. Patrick et ses collègues décident de s'y intéresser fortement à partir de ce « oui » italien.

   Une fois les enfants récupérés, le nouveau bermuda constaté, les enfants vont directement au bain tandis que les futurs époux échangent comme d'habitude sur leur journée. Muriel insiste alors sur le « non » qui l'a surprise et affectée. Patrick détend l'atmosphère avec le oui venu du pays voisin. Un baiser est alors furtivement échangé, le couple repense instinctivement au « oui » qui arrivera dans 3 mois...

 

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