emmaemoi

Vertu, en veux tu en voilà

Je suis amoureuse de l'amitié. Ce n'est pas nouveau. Et aujourd'hui, j'ai encore pu constater avec joie à quel point mes amis me rendent heureuse et combien j'aime rire avec eux.

La journée a débuté avec mon acolyte Sophie, à la fac. Enchainements de fou-rires nerveux, en pensant à la tonne de boulot à fournir en 15 jours... les partiels arrivent mais la bonne humeur persiste. Pourvu que ça dure.

Puis je rejoins Laure et Stéphane qui ont pour obligation (ah les devoirs...) d'assister à une conférence et d'écrire un article par la suite. Voyant Laure se mettre à genoux et me promettre pipas, monts et merveilles, j'ai cédé et accepté de les accompagner pour ensuite mêler mon grain de sel, de sève à leurs écrits. Avant de travailler, place aux mets. Repas de haute gastronomie, au RU du coin.
"Des frites et du roti svp" "Sans légumes ?"... "euh oui du chou fleur alors"... Après cet acte représentant ma BA de la journée (je m'empresserai de dire à ma mère "j'ai mangé des légumes tu dois être contente !" et surtout... omettre de mentionner que c'était en béchamel), je m'approchais, stressée, près de la caisse (oui je vous rappelle que je n'ai toujours pas mis à jour ma carte étudiante et donc qu'il était possible que je sois refoulée de la caisse, et donc du RU, donc du campus, donc que ma vie serait fichue... dramatique !). Je comptais péniblement mes pièces pour arriver à 2€80. Et là elle me sort "4€33 mademoiselle". "Ah oui tant que ça ?", "ben c'est en fonction de ce que vous prenez !!! il est rare que je me trompe hein ! non mais !!"... Et si j'enlève le chou fleur ? Bon ok je me tais et je paye (ah le pouvoir d'achat... ça achève).
Repas vite avalé, en très bonne compagnie. Direction l'amphi pour la conférence. Nous sommes 3 dans la salle et pourrons donc suivre correctement... Mais je suis mauvaise langue, les autres pingouins arrivent. Je reconnais aussitôt la personne présidant la séance... c'est ma prof, la coréenne... celle qui parle très mal mais qui nous fait beaucoup rire. Voici ces mots "bondjoureuh, la confèèèrence va heu commencer tout de suite hein. Merci, ça a question ?"... Je retiens un rire et tente de me concentrer sur le sujet.
C'est quoi d'ailleurs ? ah oui "cultural studies". Déjà, c'est rédhibitoire, la langue française n'a-t-elle pas assez de mots pour qualifier le thème du rassemblement ?! Grrrrr. Le conférencier prend alors la parole, et dès lors je suis perdue. Lorsqu'un professeur parle, on comprend les mots mais pas toujours le raisonnement. Lorsqu'un universitaire déblatère, on ne comprend rien, que nenni. J'avais donc décidé d'écrire seulement ce que je comprenais, pour ne pas m'embrouiller... Donc la date et le titre. Laure, très concentrée elle aussi me demandait "je m'habille comment ce soir ?". Listen Laure, the cultural studies can help you to choisir your tenue. J'apprends vite !
Deux heures plus tard, j'avais presque battu mon record au tétris sur mon portable...

Et je tiens à remercier la demoiselle de ma promo qui a levé la main pour dire "je vois que beaucoup de mes professeurs sont présents, je trouve ça super, ça me fait plaisir". J'adore ce genre de personnes, mouhahahaha.

Merci également à une amie qui m'a fait parvenir une annonce pour être rédactrice d'un site. Elle a pensé à moi à la seule lecture de l'intitulé. Et moi j'ai pensé à vous en lisant le contenu : "rédaction d'articles sur le thème de la séduction, du développement personnel et des rencontres". L'adresse du site contenant les mots : séduction et online... oui bonyouuure, yé m'appelle Ulla et yé veux écrire avec sensoualité. Non mais oh !! 

Merci enfin à mon Peio qui m'a fait découvrir cette fabuleuse vidéo. Je m'en lasserai jamais. Regarder jusqu'à la fin, je crois que c'est le mieux... 

Et évidemment de gros muxu à Sophie, ma londonienne préférée, Clément et André à Madrid, Emilie pour m'avoir transmis son amour de la chanson "release me" (écoutez là !!), Isa et Sabi qui me manquent. J'embrasse mes bulles également :) Et tant que je suis dans les bisous, pleins de muxu à Nat, Aurélie, Ronan et mes soeurs d'amour. Et un merci du fond du coeur à l'anonyme qui (je le sais) lit ces lignes et qui se reconnaitra...  




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Tout vient à point...


 
Bonjour mes p'tits loups !

C'est bon, vous pouvez vous relever, séparer vos mains... j'ai un stage !!!
 
Un vrai de vrai, pas un poste d'assistante photocopieuse ni apprentie cafetière !! Non non, je vais à nouveau être Bridget Jones dans Sit Up Britain. A moi les interviews, les conférences, les communiqués et ... les anecdotes !!

Mon maitre de stage (j'aime pas cette appellation, ça fait un peu maitre chien hum) m'a téléphoné hier soir pour m'annoncer la bonne nouvelle. Tellement heureuse, j'ai ouvert un paquet de riz, et en ai balancé un peu sur moi, beaucoup par terre, j'ai dansé avec Bernard et embrassé mon voisin (mouhahaha la blague).
 
Il me dit "vous avez une voiture ?". Emma qui ne voit rien venir, tout sourire : "oui, à Saint Jean de Luz". Lui qui sait où il veut en venir "vous pourriez la monter car il vous la faudra une fois pour vous rendre à une conférence, assez loin du centre"....... Emma dont les dents tombent une à une : "oui bien sur"......... conduire à Bordeaux ? me garer dans la ville ? devoir choisir entre les 18 doubles voies (si si !) qui s'offrent à moi ?

Dès lors une stratégie (vitale) se met en place dans ma petite tête : se garer loin et prendre le tram pour accéder jusqu'à ma voiture. Mouhahaha je te vois rire ! C'est parce que t'as pas vu mon quartier ! Je peux pas me garer ici où j'aurai un graffiti "ni*** la police" en moins de deux. encore si c'était des jolies fleurs ou des étoiles, non que nenni !

Bon j'ai encore le temps d'élaborer une stratégie, en attendant je savoure mon bonheur d'avoir un stage. J'ai envie de trouver le dernier pingouin de ma classe qui n'en a pas. "Roh les boules ! je serais trop stressée à ta place". Mouhahaha je plaisante bien sûr :)

A part ça, en bas de chez moi il y a une auto école. Et là, ça fait presque 10 minutes qu'un apprenti conducteur tente de rentrer en créneau dans la place sous ma fenêtre. Vrrrrrrrrrrmmmm, il y a même de la fumée qui parvient jusqu'à ma fenêtre (non j'ai vérifié c'est pas mon steak haché, mauvaises langues). Mais je me moque pas, parce que bientôt Emma va conduire à Bordeaux. Hihihihi attention la compagnie, j'arrive :) Mais ça fait tout de même des souvenirs de le voir (ou plutôt de l'entendre, et de le sentir) galérer. Moi elle m'avait amené sur un parking vide pour tenter des créneaux. Comme il n'y avait pas de voiture aux deux extrémités de la mienne, il fallait bien sur que je me les imagine. Et ma monitrice m'y aidait beaucoup "paf, là t'as écrasé quelqu'un. Pouf, la plaque de la voiture de devans est fichue"...... Traumatisée.
 
Voilà mes amis, je vous embrasse bien fort. Comme quoi il ne faut jamais perdre espoir. :)
 
PS : quelle chanson immonde que celle de Louisie Joseph "assis par terre"............ (anciennement Lydie des L5, on recycle comme on peut !).
 

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Help


 
Mes amis, arrêtez ce que vous êtes en train de faire. Posez ce fer à repasser (pshhhhht), cessez de caresser le chat, lâchez la cuillère de nutella, mettez pause à votre film...
 
Décalez-vous de deux pas sur la droite (ou sur la gauche si un mur ou une armoire vous encombre). tenez vous bien droit. posez un genou à terre. joignez les mains. prononcez deux fois à la suite "sainte rita antoinette de padou, trouve un stage à Emma s'il te plait". n'oubliez pas le "s'il te plait" dont l'absence serait perçue comme une offense.
 
Précisez bien également mon prénom, qu'elle ne refile pas le stage à un autre pingouin de ma promo.
 
Une fois que vous êtes lancé, vous pouvez même émettre un souhait pour vous (si si, je suis généreuse aujourd'hui :) ). Et c'est parti pour une belle journée. Je vous tiens au courant dès que la Sainte s'est manifestée.
 
Amen. 

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A qui le tour ?

Hier soir je suis allée à une activité fortement bénéfique pour l'organisme et l'intelligence. Un moment durant lequel tous les sens sont en éveil, tout le monde s'épie, s'envie, se jalouse...
Non je n'étais pas à la foire agricole du coin, j'étais à un LOTO.

Loto du nom "achat d'une plaquette à 103€ en mâchant une crêpe tout en repérant Jeanine, assise au fond à gauche, notre accolyte du dimanche".
Je m'y suis rendue en compagnie de ma chère Isa, à la base simplement poussée par la curiosité.

Première étape : choisir les cartons. Des tarifs ont été calculés, des pancartes m'incitant ainsi à acheter 5 plaquettes au lieu d'une seule... OK OK je cède. "Avez vous pris ds haricots ?" hein ? C'est des biscuits d'apéro ? :)  Ah non mince... c'est juste pour repérer les chiffres tirés au sort et les matérialiser sur le carton.

Deuxième étape : choisir la meilleure place, permettant de bien entendre les numéros tirés et épier tout le monde. OK.

Troisième étape : s'empresser de se rendre au comptoir pour prendre à boire et à manger... Figurez vous que je n'ai pas bougé de ma table... Non pas à cause d'une volonté extrême de me restreindre, juste que la pizza avalée avant de venir m'empêchait de me lever... Hum... OK.

C'est ainsi que toute la soirée j'ai assisté à :
- une femme à ma gauche que j'ai rebaptisé Georgette et qui est le parfait modèle des personnes notant sur leur agenda les lotos à venir et à ne surtout pas louper, avec peut être même le gros lot noté à côté : "pimousse les bains, salle municipale 20h30, préparer sandwich. A gagner : tracteur motoculteur."
- la ferveur des gens lorsque le numéro 64 sort (olééééé, oui on est un peu chauvins), aux sifflements lors de la sortie du 40 (on n'aime pas trop les landais...) et aux huées pour le 22 (non pas les côtés d'armor, les policiers...). Enfin, là je vous parle du mouvement général... parce que moi...
- j'étais plus du genre à dire "quel numéro ??? ohlala, en plus mes haricots tiennent pas sur le carton", trop stressée à l'idée de pouvoir gagner un ensemble de raquettes et 3 pins.
- tous les enfants des joueurs qui s'ennuient et se battent dans les gradins.
- le petit au loin là bas qui veut à tout prix faire pipi mais que sa mère hésite à emmener aux toilettes de peur de loupr un moment crucial.
- Georgette qui s'est plantée en enlevant tous les haricots alors que le monsieur ayant crié pour dire qu'il avait gagné s'était planté. Alors on continue, pleure pas Georgette et mange ton sandwich.
- les personnes qui hurlent lorsqu'elles ont gagné, tel un mâle en rute; et celles, plus timides qui émettent seulement quelques gémissements, tel Bernard qui est crevé d'avoir parcouru les 10 mètres de mon appart en largeur.
- deux gagnants simultanés qui se disputent le congélateur. Il faut tirer au sort pour les départager. Matin gagne l'équipement électroménager et Suzanne repart avec une boite de paté (du pays tout de même), maigre lot de consolation.
- Emma qui s'est prise au jeu et qui était à un chiffre de gagner un gros lot :) j'avoue j'ai dit "oh non m**de !" quand quelqu'un a crié avant moi... hum, on se prend vite au jeu.
- Isa qui ne comprend pas ce que vient faire un bon pour une pataterie dans la liste des lots, surtout qu'on ne sait même pas ce que c'est. et moi de rectifier "ben ça me plairait à moi un bon pour une papéterie".
- la salle entière qui se lève pour savoir qui a gagné le voyage. "Rohlala, c'est la famille de la ferme en bas de l'église ! comme si ils avaient pas déjà assez d'argent !".

Bref un très bon moment, même si on a absolument rien gagné...A qui le tour ? ;)

Bonne fin de week end, je vous embrasse tous.

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How long...

Ce soir je suis lasse, excédée...
Le plus surprenant c'est que cela se passe le soir où je n'ai rien de spécial à faire, juste à profiter d'être chez moi, au Pays Basque. Peut être qu'au fond je n'attendais que ça... me retrouver un peu seule avec moi pour digérer les déceptions et tensions actuelles.

Envie de rien faire, juste  de me coucher sur mon lit et ne plus penser à rien, dormir pour une fois.

Penser, penser... cela va plus vite que je ne le voudrais dans ma tête. Les envies s'entrechoquent, les actions se précisent, les délais se raccourcissent. J'essaie de suivre mais je peine.

Une soirée banale en somme, où je fais le bilan de ma courte existence, bilan au cours duquel je suis peut être trop dure, trop exigeante avec moi même.

Quoi qu'il en soit, il est toujours porteur de passer par des moments comme ça, à partir du moment où cela ne s'éternise pas. Demain, je le sais, j'irai déjà mieux. J'irai même bien.

A force de tenir sur les nerfs, il y a un moment où ils lâchent.

Vous êtes là, spectateur de votre vie, à supporter ce mal être soudain qui s'en ira de la même manière qu'il est apparu, avec la même rapidité.

C'est ça aussi la vie.

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