Vendredi 16 Mai 2008
The return of the stagiaire
Par Emma emmaemoi, Vendredi 16 Mai 2008 à 23:32 GMT+2 dans Emma en stage
Mouhahahaha je suis toujours là, des sacoches d'ordinateur portable sous les yeux mais le sourire toujours présent
Je viens vous compter mes dernières (mes)aventures.
Mercredi 14 mai
Camarade1 et moi-même avions RDV avec LUI à 09H30. Je me souviens avoir eu beaucoup de mal à me lever, la veille au soir j'avais encore veillé tard pour écrire SES articles. Ouf, 09H25, je suis à l'avance en plus ! Ah j'ai un message vocal, mais qui cela peut-il bien donc être ? "je serai en retard, j'arrive à 10h15". jifedjtjgizhuaçp !! Mais je ne me suis pas laissée abattre, j'ai chaussé mes tennis et suis allée courir pendant une demi-heure, et ça fait un bien fou. je me suis écroulée sur une banquette du premier bar venu, Camarade1 m'a rejoint, je me suis jetée sur une chocolatine (pain au chocolat pour les perturbés) et ça fait un bien fou.
Nous L'avons ensuite retrouvé, IL m'avait presque manqué. Nous faisons rapidement le point puisque cela se résume facilement "grrrrr pas content", SON message est clair : IL veut se hisser à la même place que les journaux haut de gamme de la région. Doit-on LUI rappeler que nous sommes seulement des stagiaires ?
Puis je suis allée à un congrès sur l'insertion, organisé par ce cher Commissaire de la solidarité (je ne divulgue aucun nom qui pourrait faire qu'IL me retrouve, je ne pense pas que cela LUI plairait). La conférence s'annonce pompeuse mais intéressante et surtout d'actualité, ce qui n'est pas négligeable pour mon concours. Je mets 20 bonnes minutes à trouver la salle, encore faut-il que je trouve la porte !!! Ah elle est là, je mets la main sur la poignée et une voix dans mon dos me taquine "si vous voulez passer le balai, c'est la bonne porte oui". Hum.... L'entrée était juste à ma droite, sans porte, juste un grand hall que je n'avais pas vu. Sans commentaire merci. La salle était pleine, je me suis donc installée en haut, non Emma tu n'as pas le vertige arrête. Et j'ai presque tout compris. Intelligente moi
(cette phrase fait partie du processus de remise en forme mentale que j'ai mis en place après avoir fait SA rencontre). Ensuite, il y a eu une conférence de presse, en présence des hauts pouvoirs politiques, inutile de vous dire que je ne me sens toujours pas à ma place et que ça m'embête...
A part ça, et je ne pouvais pas ne pas vous raconter ça :
vendredi dernier, cela faisait 10 minutes que je rodais autour du stand, en me motivant "allez Emma, vas y pour l'interview, tu vas y arriver" (qui a ri ? non mais, j'ai même des ponpons dans mon sac et je me les agite devant les yeux pour me booster. Donne moi un E........). Deux personnes sont assises à un bureau (un couple africain) et je m'avance fièrement, en serrant de manière stressée mon bloc-notes "bonjour, emma ****, du journal ****, je souhaiterais avoir quelques renseignements au sujet de cette société". Regards interloqués du couple. J'insiste "vous permettez que je m'assois ?". La femme me sourit, alors je prends ça pour argent comptant, ah la solidarité féminine ! Et là son mari intervient "mais mad'moiselle, on est simplement les clients, on attend le pat'on". Enorme moment de solitude...
Jeudi 15 mai
La journée débute bien, je me rends à une avant première d'un film ("affaire de famille", très bien). J'arrive devant le cinéma pour la projection presse de 09H, forcément il est fermé à cette heure-ci, mais IL m'avait dit "il y a une petite porte par laquelle la presse entre pour ce genre de choses". Hé bien je l'ai longtemps cherché, sous le regard ahuri des autres journalistes qui fumaient dehors. J'ai tenté d'ouvrir une porte qui doit surement héberger les cousins de Bernard; la porte des anciennes toilettes condamnées, et puis je me suis sagement décidée à attendre que mes collègues bougent. Je les ai alors vus saisir une ficelle par terre qui a ouvert une grande porte lorsqu'ils ont tiré dessus. Wouahhhhhhh c'est donc ça la ficelle du métier ? (mode débile on).
Après le film je me suis rendue à un festival de jazz, j'y allais surtout pour interviewer le responsable mais vu que j'avais le temps, je me suis installée pour écouter le concert. D'habitude peu réceptive à ce genre de musique, je me suis étonnée à ressentir une telle émotion, j'ai beaucoup aimé. Comme quoi je m'ouvre également culturellement avec ce stage. Juste un petit détail : IL était censé avoir demandé une accréditation pour moi, or on m'a gentiment "refoulé" de l'entrée, j'ai du montrer mes seins patte blanche pour pouvoir entrer.
Puis j'ai terminé la journée en beauté avec la conférence de presse du film vu le matin, en présence de tous les acteurs. Je suis toujours dans la phase "je ne pose pas de questions, je prends seulement des notes" mais un jour : je poserai une question. Même que ce sera pas seulement pour demander où sont les toilettes. La soirée fut riche en émotions nerveuses puisqu'IL a tenu à ce qu'on se connecte TOUTE la soirée, nous retenant pour des détails. Grrrrrrrrrrr.
Vendredi 16 mai (bon anniversaire Laure
)
Nous étions à nouveau censés faire un brief msn à 08H45, or,
nous avons reçu un message à 09H20 "désolé je suis souffrant". ouais c'est ça ouais ! (oui c'est tout ce que j'ai trouvé hum). Attention, je vous annonce, le reste va être costaud. J'ai terminé la semaine en "beauté".
A 10h, avec Camarade1, nous avions un petit déjeuner de presse pour discuter d'un événement qui débute cette semaine à Bordeaux. alors je vous vois venir, "mais Emma, qu'est ce qu'un petit déjeuner de presse ?". mise en situation : Emma s'installa à table après s'être poliment servie au buffet ("seulement" du chocolat au lait, deux mini viennoiseries, et j'ai tenté de prendre un verre de jus d'orange mais je n'ai eu que la fin, la pulpe. J'ai donc tenté de cacher le verre derrière une plante. Si tu es femme de ménage "là bas", cherche bien partout, désolée), elle commença alors son travail en posant des questions au directeur de communication. Alors qu'elle s'énonçait clairement, Camarade1 lui faisait des petits gestes que lui seul jugeait discret. Emma comprit enfin que ses lèvres fourmillaient de miettes de croissant. Une fois l'interrogatoire terminé, elle prit d'autres notes sur son calepin mais dans un grand geste d'inadvertance et de maladresse (oui ok c*nnerie, je vous l'accorde), fit un gribouillis au stylo sur la jolie nappe blanche de la table centrale. D'un geste que même elle ne jugea pas discret, elle plaça le pot de confiture dessus et somma Camarade1 de partir vite. Non non ne cours pas, ça fait louche.
L'après midi fut consacrée à la rédaction d'un grand nombre d'articles et à la préparation de mon périple à la ville de Gnagnagnan, près de Bordeaux (pour une question d'anonymat, l'auteure a changé le nom de la ville), où je devais assister à une conférence à 18H30. Après avoir appelé la médiathèque pour m'assurer de l'heure de la conférence, je m'aperçus avec effroi que le trajet durait 01H15 (rien que l'aller merci). C'est avec une effroyable fatigue et incommensurable migraine que je pris la route. Le bus me laissa à Gnagnagnan, mon calepin m'indiquait la suite. Mais j'ai du mal noter puisque très vite je me retrouvais au milieu de nulle part. Où je ne voyais que des papis et des hérissons écrasés (que ceux qui incluent les "papis" dans les éléments écrasés s'auto-flagellent). Une personne m'indiqua enfin l'endroit, sous 65° (au moins !). Il me dit même le sourire en coin "il y aura de l'eau pour vous rafraichir". Hum, merci. Arrivée sur les lieux, je suis fière de moi, je suis en avance de 10 minutes (ce qui m'a tout de même fait démarrer 01H30 avant l'heure de la conférence !). J'entre dans la salle. Ah oui, je suis vraiment en avance, il n'y a personne. Personne sauf Jeanine qui passe l'aspirateur et me regarde d'un air paniqué. "Oh personne ne vous a prévenu ?". Euh ??? Quoi ??? Je dois la remplacer à passer l'aspirateur ? Elle m'aiguille alors vers la secrétaire qui s'apprêtait à partir "je suis vraiment désolée Mademoiselle, nous nous sommes trompés dans les horaires, c'est à 20H30". Inspirer, expirer.......... "Madame, je vais vous épargner les détails de mon fastidieux trajet mais par contre je ne vous cache pas mon agacement au sujet de votre équipe, sachant que j'ai appelé cet après midi pour connaitre l'heure exacte." "Oui je comprends mais vous pouvez attendre ici, il y a des brochures à votre disposition." Des brochures ? ça se mange ? Non !!!! j'en veux pas. Je suis donc sortie de là, me suis retrouvée au milieu des hérissons écrasés telle une baleine échouée. Après LUI avoir adressé un message en lui disant que je rentrais chez moi, j'ai décidé que c'était une journée de m*rde.
Une fois rentrée chez moi, nous avons discuté tous les 3 sur msn. IL nous a annoncé qu'à partir de la semaine prochaine, notre nom apparaitra dans nos articles. Yeah !!! Auquel IL a ajouté "alors il faudra encore plus travailler", je me suis permise de glisser "tant que je peux encore dormir, ça va". Il s'est fendu d'un "lol" et m'a dit "Emma, je suis très satisfait de votre travail et vous donne davantage de responsabilités, vous serez responsable du planning commun et répartirez les conférences de presse". Dormir du verbe "ne plus penser à rien pendant au moins 7 heures merci". "Je compte vraiment sur vous Emma"... Merci, c'est trop aimable.
A l'heure qu'il est, je m'attarde sur le fameux planning en essayant de ne pas penser que je passe demain mon concours de journalisme... j'ai peur et ne me sens vraiment pas à la hauteur. Mais au moins, j'aurais tenté ! Des bisous tout le monde.




