emmaemoi

The return of the stagiaire

Mouhahahaha je suis toujours là, des sacoches d'ordinateur portable sous les yeux mais le sourire toujours présent :) Je viens vous compter mes dernières (mes)aventures.

Mercredi 14 mai

Camarade1 et moi-même avions RDV avec LUI à 09H30. Je me souviens avoir eu beaucoup de mal à me lever, la veille au soir j'avais encore veillé tard pour écrire SES articles. Ouf, 09H25, je suis à l'avance en plus ! Ah j'ai un message vocal, mais qui cela peut-il bien donc être ? "je serai en retard, j'arrive à 10h15". jifedjtjgizhuaçp !! Mais je ne me suis pas laissée abattre, j'ai chaussé mes tennis et suis allée courir pendant une demi-heure, et ça fait un bien fou. je me suis écroulée sur une banquette du premier bar venu, Camarade1 m'a rejoint, je me suis jetée sur une chocolatine (pain au chocolat pour les perturbés) et ça fait un bien fou.
Nous L'avons ensuite retrouvé, IL m'avait presque manqué. Nous faisons rapidement le point puisque cela se résume facilement "grrrrr pas content", SON message est clair : IL veut se hisser à la même place que les journaux haut de gamme de la région. Doit-on LUI rappeler que nous sommes seulement des stagiaires ?
Puis je suis allée à un congrès sur l'insertion, organisé par ce cher Commissaire de la solidarité (je ne divulgue aucun nom qui pourrait faire qu'IL me retrouve, je ne pense pas que cela LUI plairait). La conférence s'annonce pompeuse mais intéressante et surtout d'actualité, ce qui n'est pas négligeable pour mon concours. Je mets 20 bonnes minutes à trouver la salle, encore faut-il que je trouve la porte !!! Ah elle est là, je mets la main sur la poignée et une voix dans mon dos me taquine "si vous voulez passer le balai, c'est la bonne porte oui". Hum.... L'entrée était juste à ma droite, sans porte, juste un grand hall que je n'avais pas vu. Sans commentaire merci. La salle était pleine, je me suis donc installée en haut, non Emma tu n'as pas le vertige arrête. Et j'ai presque tout compris. Intelligente moi :) (cette phrase fait partie du processus de remise en forme mentale que j'ai mis en place après avoir fait SA rencontre). Ensuite, il y a eu une conférence de presse, en présence des hauts pouvoirs politiques, inutile de vous dire que je ne me sens toujours pas à ma place et que ça m'embête...
A part ça, et je ne pouvais pas ne pas vous raconter ça :
vendredi dernier, cela faisait 10 minutes que je rodais autour du stand, en me motivant "allez Emma, vas y pour l'interview, tu vas y arriver" (qui a ri ? non mais, j'ai même des ponpons dans mon sac et je me les agite devant les yeux pour me booster. Donne moi un E........). Deux personnes sont assises à un bureau (un couple africain) et je m'avance fièrement, en serrant de manière stressée mon bloc-notes "bonjour,  emma ****, du journal ****, je souhaiterais avoir quelques renseignements au sujet de cette société". Regards interloqués du couple. J'insiste "vous permettez que je m'assois ?". La femme me sourit, alors je prends ça pour argent comptant, ah la solidarité féminine ! Et là son mari intervient "mais mad'moiselle, on est simplement les clients, on attend le pat'on". Enorme moment de solitude...

Jeudi 15 mai 

La journée débute bien, je me rends à une avant première d'un film ("affaire de famille", très bien). J'arrive devant le cinéma pour la projection presse de 09H, forcément il est fermé à cette heure-ci, mais IL m'avait dit "il y a une petite porte par laquelle la presse entre pour ce genre de choses". Hé bien je l'ai longtemps cherché, sous le regard ahuri des autres journalistes qui fumaient dehors. J'ai tenté d'ouvrir une porte qui doit surement héberger les cousins de Bernard; la porte des anciennes toilettes condamnées, et puis je me suis sagement décidée à attendre que mes collègues bougent. Je les ai alors vus saisir une ficelle par terre qui a ouvert une grande porte lorsqu'ils ont tiré dessus. Wouahhhhhhh c'est donc ça la ficelle du métier ? (mode débile on).
Après le film je me suis rendue à un festival de jazz, j'y allais surtout pour interviewer le responsable mais vu que j'avais le temps, je me suis installée pour écouter le concert. D'habitude peu réceptive à ce genre de musique, je me suis étonnée à ressentir une telle émotion, j'ai beaucoup aimé. Comme quoi je m'ouvre également culturellement avec ce stage. Juste un petit détail : IL était censé avoir demandé une accréditation pour moi, or on m'a gentiment "refoulé" de l'entrée, j'ai du montrer mes seins patte blanche pour pouvoir entrer.
Puis j'ai terminé la journée en beauté avec la conférence de presse du film vu le matin, en présence de tous les acteurs. Je suis toujours dans la phase "je ne pose pas de questions, je prends seulement des notes" mais un jour : je poserai une question. Même que ce sera pas seulement pour demander où sont les toilettes. La soirée fut riche en émotions nerveuses puisqu'IL a tenu à ce qu'on se connecte TOUTE la soirée, nous retenant pour des détails. Grrrrrrrrrrr. 

Vendredi 16 mai (bon anniversaire Laure :)

Nous étions à nouveau censés faire un brief msn à 08H45, or, nous avons reçu un message à 09H20 "désolé je suis souffrant". ouais c'est ça ouais ! (oui c'est tout ce que j'ai trouvé hum). Attention, je vous annonce, le reste va être costaud. J'ai terminé la semaine en "beauté".
A 10h, avec Camarade1, nous avions un petit déjeuner de presse pour discuter d'un événement qui débute cette semaine à Bordeaux. alors je vous vois venir, "mais Emma, qu'est ce qu'un petit déjeuner de presse ?". mise en situation : Emma s'installa à table après s'être poliment servie au buffet ("seulement" du chocolat au lait, deux mini viennoiseries, et j'ai tenté de prendre un verre de jus d'orange mais je n'ai eu que la fin, la pulpe. J'ai donc tenté de cacher le verre derrière une plante. Si tu es femme de ménage "là bas", cherche bien partout, désolée), elle commença alors son travail en posant des questions au directeur de communication. Alors qu'elle s'énonçait clairement, Camarade1 lui faisait des petits gestes que lui seul jugeait discret. Emma comprit enfin que ses lèvres fourmillaient de miettes de croissant. Une fois l'interrogatoire terminé, elle prit d'autres notes sur son calepin mais dans un grand geste d'inadvertance et de maladresse (oui ok c*nnerie, je vous l'accorde), fit un gribouillis au stylo sur la jolie nappe blanche de la table centrale. D'un geste que même elle ne jugea pas discret, elle plaça le pot de confiture dessus et somma Camarade1 de partir vite. Non non ne cours pas, ça fait louche.
L'après midi fut consacrée à la rédaction d'un grand nombre d'articles et à la préparation de mon périple à la ville de Gnagnagnan, près de Bordeaux (pour une question d'anonymat, l'auteure a changé le nom de la ville), où je devais assister à une conférence à 18H30. Après avoir appelé la médiathèque pour m'assurer de l'heure de la conférence, je m'aperçus avec effroi que le trajet durait 01H15 (rien que l'aller merci). C'est avec une effroyable fatigue et incommensurable migraine que je pris la route. Le bus me laissa à Gnagnagnan, mon calepin m'indiquait la suite. Mais j'ai du mal noter puisque très vite je me retrouvais au milieu de nulle part. Où je ne voyais que des papis et des hérissons écrasés (que ceux qui incluent les "papis" dans les éléments écrasés s'auto-flagellent). Une personne m'indiqua enfin l'endroit, sous 65° (au moins !). Il me dit même le sourire en coin "il y aura de l'eau pour vous rafraichir". Hum, merci. Arrivée sur les lieux, je suis fière de moi, je suis en avance de 10 minutes (ce qui m'a tout de même fait démarrer 01H30 avant l'heure de la conférence !). J'entre dans la salle. Ah oui, je suis vraiment en avance, il n'y a personne. Personne sauf Jeanine qui passe l'aspirateur et me regarde d'un air paniqué. "Oh personne ne vous a prévenu ?". Euh ??? Quoi ??? Je dois la remplacer à passer l'aspirateur ? Elle m'aiguille alors vers la secrétaire qui s'apprêtait à partir "je suis vraiment désolée Mademoiselle, nous nous sommes trompés dans les horaires, c'est à 20H30". Inspirer, expirer.......... "Madame, je vais vous épargner les détails de mon fastidieux trajet mais par contre je ne vous cache pas mon agacement au sujet de votre équipe, sachant que j'ai appelé cet après midi pour connaitre l'heure exacte." "Oui je comprends mais vous pouvez attendre ici, il y a des brochures à votre disposition." Des brochures ? ça se mange ? Non !!!! j'en veux pas. Je suis donc sortie de là, me suis retrouvée au milieu des hérissons écrasés telle une baleine échouée. Après LUI avoir adressé un message en lui disant que je rentrais chez moi, j'ai décidé que c'était une journée de m*rde.
Une fois rentrée chez moi, nous avons discuté tous les 3 sur msn. IL nous a annoncé qu'à partir de la semaine prochaine, notre nom apparaitra dans nos articles. Yeah !!! Auquel IL a ajouté "alors il faudra encore plus travailler", je me suis permise de glisser "tant que je peux encore dormir, ça va". Il s'est fendu d'un "lol" et m'a dit "Emma, je suis très satisfait de votre travail et vous donne davantage de responsabilités, vous serez responsable du planning commun et répartirez les conférences de presse". Dormir du verbe "ne plus penser à rien pendant au moins 7 heures merci". "Je compte vraiment sur vous Emma"... Merci, c'est trop aimable.

A l'heure qu'il est, je m'attarde sur le fameux planning en essayant de ne pas penser que je passe demain mon concours de journalisme... j'ai peur et ne me sens vraiment pas à la hauteur. Mais au moins, j'aurais tenté ! Des bisous tout le monde.

 

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Stagiaire, un métier à risques

Coucou mes ptits loups, me revoici. Je viens vous narrer mes incroyables aventures stagiesques (pfff l'autre, n'importe quoi, il me souligne "stagiesque!" j'te jure).

Alors, je vais procéder dans l'ordre des choses.
Mercredi 7 mai 
"alors Emma je compte sur vous pour être à 09H30 précises sur l'événement", j'avais tellement peur d'être en retard avec la grève des tramways, que je suis arrivée à 09H08 (oui je me souviens de l'heure précise parce que j'attendais au soleil sans ombre et c'est passé très lentement), LUI est arrivé la bouche en coeur à 10h14. Un peu plus et Jojo, le papy de la sécurité devait me faire un bouche à bouche ! La journée s'est plutôt bien déroulée, je me faisais peu à peu à son caractère particulier... "Emma vous êtes brillante, à part au niveau des chaussures, je pense que vous allez avoir mal aux pieds". Non mais oh, tout ça parce que je suis en claquettes ! Je te dis moi qu'avec ta chemise Ingalls t'as l'air c*n ? A un moment je me rends aux toilettes et m'aperçois avec bonheur que c'est payant... T'as pas intérêt à être malade ou sinon faut faire un crédit ! Hum. J'assiste donc à des conférences, réalise des interviews, et vers 19H, je m'interroge : je devais amener la tente ? j'habite ici ? ça n'a pas l'air de LE préoccuper, puisqu'IL part acheter à manger pour l'équipe et ne me propose rien ! Alors mon ventre gargouille et je me contente de sourire, gênée. A 20H10, une fois que j'avais tout terminé, IL m'a laissé partir. Trop aimable.

Jeudi 8 mai
Même topo sur l'horaire, IL est du style à me laisser 10 messages vocaux pour que je sois ponctuelle alors que LUI se pointe avec 30 minutes de retard, mais avec des excuses dont je ne peux pas douter :
- désolée j'ai du aider d'urgence l'armée rouge pour une mission au Zimbabwe, assistée par les casques bleus
- j'ai été témoin d'un viol d'un chimpanzé par une limace, j'ai du aller déposer ma déclaration
- une grue m'est tombée dessus, heureusement je vais bien mais cela m'a mis en retard.
Je dois réaliser une interview d'une personne (oui au début ça devait être d'une plante, heureusement ça a changé), et alors que je pose les questions, quelque chose de très dur pour ma concentration se passe :  une dame passe devant nous "saucissons ? petits fours ? jambon?", je souris poliment pour décliner, alors que je n'ai qu'une envie, courir après la dame, arracher tous les plats et m'enfuir avec. Mais ça va, je me retiens en me disant que le midi, je vais manger avec mes parents qui sont eux aussi sur le lieu de l'événement. IL me dit : "soit vous prenez 30 minutes de pause et vous terminez plus tôt, soit 1H30 et vous resterez un peu plus", je prends la deuxième solution ce qui me permet de profiter de ma famille. Malheureusement pour moi, ma mère a son portable éteint, donc j'ai mangé un sandwich à 7€ toute seule, au milieu des ânes du salon de l'agriculture. "Mademoiselle, un tour en poney ?". Euh non merci, j'essaie juste de me cacher derrière la fougère là. Je fais également la connaissance de mes 2 collègues stagiaires, que je nommerai Camarade1 et Camarade2. Camarade1 est une fille et Camarade2 un garçon, fort sympathiques tous les 2. Et mine de rien, ça aide à tenir. Durant toute l'après midi, j'entends une personne d'un stand qui hurle quelque chose. Non pas que je sois sensible au bruit (mouhahahah) mais cela commence tout de même à me déranger, je le fais savoir à mes collègues, qui se fendent alors d'un immense sourire : "il est de chez toi, il hurle Oss*u Iraty". Hum ah ok, bon finalement on s'habitue hein. A 20h, je quitte les lieux, exténuée par ma journée, et par SES remarques, de l'eau dans les yeux et sur les cheveux, il pleut des cordes, j'ouvre le parapluie en me coinçant le doigt dedans. Au même moment, un commerçant m'accoste d'une manière très romantique. "Hé, dis moi tu veux pas qu'on aille boire un verre ? Avec le sourire que t'as tu dois être coquine !". Goujat !!! Hum. J'ai mis 20 bonnes minutes à trouver la sortie de cet immense bâtiment. pfiouuuuuu libertad... jusqu'à demain.

Vendredi 9 mai
Ma mission de la journée était d'interviewer des commerçants de différents stands, les interroger sur le bilan, moral et financier. Hé bien figurez vous que journaliste c'est un dur métier ! Allez y pour leur faire sortir quelques chiffres, mis à part "la concurrence ? on est bien au dessus", on se retient de hurler "mais euuuuuh allez aide moi sinon L'AUTRE va me fouetter". Heureusement, il y en a des sympas, le mec du billard qui me demande si je veux essayer et que devant les badauds, je place même pas une boule dans le trou..., le mec des produits terroirs qui me fait gouter sa confiture pomme-piments, j'ai eu la gorge en feu pendant tout l'après midi et surtout, j'essayais de pas trop parler près du nez des gens. J'imagine déjà : "tu vois la fille là bas qui court partout avec son ordi et qui est toute rouge, elle sent le piment, affreux". Puis une fois que j'ai interrogé tout le monde, je ponds mon article dont je suis assez fière, au moment d'enregistrer, l'écran devient tout blanc. Je l'ai entièrement perdu... Je LE vois alors s'approcher et me proposer de venir manger avec LUI, les larmes aux yeux je lui dis que là j'ai pas le temps mais plus tard pourquoi pas. Un tête à tête ? Jojo, amène une bassine !!! Puis en 5 minutes, IL est revenu 3 fois, furieux, me sommant de venir avec LUI, IL m'a offert une brochette et une aiguillette, je me suis bien gardée de LUI dire que j'avais perdu tout mon article. J'y suis retournée, IL est revenu quand je venais de le terminer, l'a lu et s'est tourné vers moi "euh.... j'aime pas". Vous le savez surement, je suis susceptible, et là, vu mon état de fatigue et de nervosité, cela m'a particulièrement blessée. IL m'a demandé de le refaire dans la soirée. Au moment de partir, je ne trouvais plus mon câble de l'ordinateur, j'ai pris un qui lui ressemblait, j'espère que c'est le bon. Je suis sortie de la pièce.... et j'ai pleuré. J'assume. J'étais vraiment à bout, heureusement je suis tombée sur mes parents qui m'ont remontés le moral.

Le week end s'est merveilleusement bien déroulé. Malgré le semi-remorque de travail qu'IL m'avait confié. Je remercie une personne qui se reconnaîtra et qui m'a fait passer de très beaux moments :) 

Lundi 12 mai
Le mati, j'ai du me rererererendre sur les lieux de l'événement pour terminer les interviews. Moi qui suis moins "bonne" à l'oral qu'à l'écrit, j'ai trouvé dans ce stage le meilleur moyen de m'exercer, et c'est déjà un bon point positif (peut etre le seul, mis à part le fait de me constituer un carnet d'adresses et d'avoir rencontré mes camarades). Ce matin là, j'ai attrapé un horrible coup de soleil grâce à mon haut au col rond, et en marchant, ma sangle de mon ordinateur s'est cassée, le faisant tomber par terre, et m'énervant horriblement. Je suis donc condamnée à me le trimbaler à la main jusqu'à la fin de mes jours. Oui oui, de 1 je garderai cet ordinateur toute ma vie, et de 2, une sangle ne se remplace pas. Ndlr: ces deux dernières lignes faisaient partie du processus "je suis de mauvaise foi et vous en fais profiter". L'après midi, nous devions nous retrouver au bureau, et en fait, jour férié oblige, tout était fermé donc nous avons atterri (tenez vous bien, ça va être du lourd), chez un de SES amis qui tient une boutique de meubles, attablés à 3000€ et mon postérieur installé sur une chaise à 732€, me levant parfois pour que les clients puissent regarder le prix. Je pense que c'est à ce moment là que je me suis dit "il y a moyen que je cours dehors pour évacuer cet horrible fou rire ?".  Journée terminée à 17h, avec 4h de boulot par la suite à la maison, plus de charmants messages tels que "Merci de vous connecter en permanence sur Messenger, combien de fois dois je vous répéter les choses Emma ??" ou encore "Camarade1, je suis très mécontent de votre papier, merci de le refaire de suite". Neuneu bonjour, que puis je faire pour vous ?

Mardi 13 mai
Cette journée s'annonçait importante puisque je devais assister à une conférence avec le maire de Bordeaux, non je n'y allais pas avec lui, mais il serait sur place. A la fin de la conf, il y avait un apéritif. De 1, rien de ce qui était proposé ne me plaisait et de 2, personne ne me parlait, alors je suis partie. J'ai ressenti un gros moment de solitude, et j'ai pensé "qu'est ce que je fais là ? est ce que c'est vraiment ma place ?". ce stage correspond également à une remise en question pour moi, savoir si je suis faite pour ce métier... Bref.

L'après midi, j'ai travaillé au bureau jusqu'à 20h, seule avec LUI et ses petits commentaires, sourire narquois en coin "vous me faites confiance quand je vous dis quelque chose ? oui ou non ?". "Euh, comment ça ?" "répondez à ma question, c'est pas possible ça !!!!!". "Ben oui" "Et dans ce cas, pourquoi vous n'intégrez pas la base line comme je vous l'ai demandé ?" "Elle est là". "Ah oui pardon, allez y poursuivez". 

En résumé : IL est bizarre, sec et nerveux mais en même temps d'une grande exigence et rigueur qui ne me sont que profitables pour aujourd'hui et mon avenir. Je rencontre beaucoup de monde, j'apprends beaucoup, mais j'ai également TROP de travail et de responsabilités. Stage riche en stress.

A part ça, hier soir, j'ai été prise de panique, en entendant quelqu'un foncer tel un bélier sur ma porte (Bernard serait il venu avec tous ses copains très très costauds pour prendre possession de souris land ?), et surtout des bruits de clé dans MA serrure ! Puis tout à coup, la personne en question a carrément ouvert la porte et s'est retrouvée au milieu de chez moi. Emma : "aaaaaaaaaaaahhh ! qui êtes vous ?" Lui (mon voisin d'en haut qui se bat avec son frère) "ben vous aviez fait tomber vos clés sur le paillasson, alors je vais vous les rendre". La greluche que je suis l'a alors remercié, j'avais envie de lui dire "oui et si j'étais pas là, vous vous seriez fait un thé ?" mais je n'ai pas eu besoin de le faire puisqu'il a ajouté "je me suis permis d'entrer parce que j'entendais du bruit". Oui c'est vrai je riais comme une baleine au téléphone.

J'espère que tout va bien pour vous, j'ai plus trop le temps de passer sur vos bulles ni de donner un coup de fil à mes amis, mais je pense à vous. Mon moral tient bon, je fais de mon mieux pour tout gérer en même temps. Bernard va bien et mon fixe est toujours out. A bientôt :) 

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La jungle

Depuis mercredi, premier jour de mon stage, je note les anecdotes que je pourrais vous raconter dès que j'en ai le temps. Mais là, j'ai surtout besoin de vous raconter la dure vie d'une stagiaire comme moi.

Aspects positifs :
- c'est vraiment du journalisme, donc très intéressant et formateur

- les 2 autres stagiaires sont très sympas.

Aspects négatifs :
- pas une minute de répit. un seul cerveau pour 24 dossiers à traiter à la fois (exagérer n'est toujours pas mentir).

- seulement 24 heures dans une journée, j'aimerais bien en consacrer au moins 2 à dormir, alors s'il pouvait me laisser souffler un peu, ce serait sympa.

- il veut que je sois joignable en permanence, ne tolère aucune excuse. Inutile de lui dire "désolée je suis en retard, je me suis cassée la jambe", il est du style à vous dire "ben il fallait courir très vite avec l'autre".

- je travaille même les jours fériés et ramène 3,5 tonnes de boulot à la maison.

- cela fait 2 fois que je craque et pleure sur le chemin du retour.

- parlons en du trajet : les transports sont toujours en grève et il est toujours aussi intransigeant sur les horaires.

Oui je sais c'est le métier qui rentre. Oui je sais c'est une expérience de plus.
Mais je sais surtout que je vais pas tenir longtemps à ce rythme.

Désolée, c'était vraiment pas drôle comme article. Bonne semaine les p'tits loups. 

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Genèse

Pour toute série télévisée, il y a un épisode « pilote » qui va susciter (ou non) l'envie de suivre l'évolution, le parcours des personnages.

Je suis à J-1 de mon stage (enfin à jour J là mais il reste un dodo alors ça compte pas), et déjà les imprévus démarrent, l'adrénaline et le fou rire nerveux sont bien là également. Comment ne pas vous faire partager cela et vous communiquer mon état actuel ?

Ce premier article inaugure la rubrique « Emma en stage » qui va être alimentée deux fois par semaine, avec un compte rendu croustillant de mon activité professionnelle. Ai-je bien rempli la tasse de café jusqu'en haut ? Ai-je trouvé pourquoi le bouton « toner » clignotait sur la photocopieuse ?
Vous le saurez en lisant mésaventures mes aventures.
Bon voyage... avec moi.

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