Lundi 21 Juillet 2008
Le ciel, les oiseaux et moi-même
Par Emma emmaemoi, Lundi 21 Juillet 2008 à 16:20 GMT+2 dans Emma, émoi et moi
Me voici tout juste revenue de mes montagnes, je crois que j'ai encore de la fougère et de la paille dans les cheveux ! Je ne sais pas par où commencer... encore tout courbaturée... et mes épaules ne cessent de peler...
Le camp se déroulait sur 2 semaines : la première était consacrée aux ados, la seconde aux pitchounes de 9 ans.
Avant toute chose, petite précision : il y a deux ans, un enfant que nous appelerons 1234 s'était légèrement oublié en son fort intérieur... j'avais donc une odeur horrible dans ma voiture, puisque c'était moi qui le "transportais". Et bien cette année, 1234 nous a gratifié d'un beau vomi dans le minibus. attention pas le vomi soigné qui termine dans un sac plastique. Non non, le vomià retardement qu'il a tenté de retenir et masqué avec sa main écartée devant... ce qui a orienté les différents jets sur les vitres du minibus et autres enfants. Un gros fou rire pour ma part et de la répugnance lorsqu'il a s'agit de nettoyer, le périple commençait bien !
Ensuite tout s'est enchainé : la randonnée par 32° (magnifiques paysages), le canyoning sans aucun doigt foulé ni esprit heurté, l'hydrospeed (ma nouvelle passion). Je les ai également amenés au cinéma, voir Phénomènes. Les animatrices étions écoeurées et apeurées et eux enchainaient les fous rires (ne vous entêtez pas à chercher l'erreur, vous perdriez votre temps). La semaine a également été rythmée par la veillée "maillon faible" (moi être super crédible en laurence boccolini), "karaoké" (semblerait que j'ai chanté plus fort que les enfants... il a plu durant la fin du séjour) et tentatives échouées de feu de camp.
La cuisine a été assurée par les enfants, ce qui nosu a valu de bonnes crises de rire... euh... mais les saucisses sont enfuies sous la purée ou quoi ? c'est quoi ces grosses bosses ? des grumeaux ? hum super....
Un très beau séjour en somme.
La transition avec le second fut très drôle. Les animatrices du second séjour nous ayant rejoint, nous décidons de nous offrir un restaurant (enfin un plat dans un restaurant, pas un établissement hein
) et optons pour une pizzeria. A peine arrivées, nous remarquons la dégaine inhabituelle du chef... la toque de travers, le regard dans le vide et la peau rouge crabe... nous comprenons rapidement que nous sommes au milieu d'une réception de rugby qui a démarré à 12h... il est alors 21h... non je ne voudrais pas faire une généralité mais les rugbymens aiment boire autant que j'aime manger.
"Vous avez la carte du restaurant svp ?" oui j'ai été obligée de le supplier pour qu'il vienne nous servir. Il nous a seulement amené la carte des pizzas alors que le monsieur bien bu lui aussi derrière nous mangeait du canard jusqu'au front. Après avoir commandé, nous le regardions préparer nos pizzas. Il plaçait 3 morceaux de chorizo et en mangeait un... hum. Il est revenu vers nous, titubant "laaaaa sans poooooivrons, c'est pour qui ?". Moi. il me la tend en me faisant un énorme clin d'oeil, vicieux à souhait. Au milieu de ces joyeux lurons, nous avons remarqué une femme quis'était également oubliée en elle même... en gros : du pipi plein le derrière. Nouveau fou rire. elle rasait les murs mais je ne l'ai pas loupée. Une animatrice s'est levée pour payer l'addition, le cuisinier (Philippe de son petit nom) a alors demandé qui j'étais en me montrant du doigt. en partant, il a traversé toute la salle en hurlant "Emma" et en me serrant dans les bras. Répugnant.
Nous l'avons recroisé à la piscine, il m'a alors donné rendez-vous le soir même au bal du village en me répétant "tu me plais poupée". Berk berk berk. Je pense qu'il m'attend toujours.
La semaine fut splendide. Les enfants bavards mais adorables. Les animatrices toujours aussi attachantes. Une Emma toujours aussi catastrophique. A noter :
- ma quasi-mort lors du rafting. Je susi tombée du raft lorsqu'il a heurté un rocher. Prise dans un tourbillon, j'ai bu à de nombreuses reprises la tasse et même la bouteille. J'ai eu la peur de ma vie et tout le mal du monde à me maintenir à la surface... Glouglouglou.
- le jeu de nuit au milieu des Pyrénées, de 22h à 1h. Dans le rôle des contrebandiers : les enfants; et celui des douaniers, les animateurs. J'ai couru tant bien que mal avec des fougères sur la tête, j'ai rampé avec des piquants dans la main et j'ai surtout sauté sur une animatrice en la prenant pour un enfant "halte là !!". Mouhahaha. Gros fou rire, quoi de mieux pour ne pas se faire repérer ?
- l'écriture d'un journal par les enfants (comment ça vous savez déjà que l'idée vient de moi ?)
- l'enfant imaginaire Matthias, que j'adorais gronder lorsqu'il m'empêchait d'avancer plus vite en randonnée "mais quoi euuuuuh ? c'est pas ma faute si je suis dernière, je vais pas laisser Matthias tout seul !"
- le feu d'artifice que nous avons deviné... un immense arbre nous séparant de lui et obstruant la vue
- les sourires et rires d'enfants qui valent bien plus que les euros que nous ne gagnons pas durant ces camps.
Encore de très belles aventures donc, je me prépare à en vivre une autre prochainement, plus délicate... et également à partir à la recherche de mon premier travail.
PS : merci à Ange pour son article
PS : des immenses bisous à Sév et à ma grande soeur qui sont actuellement en pleine remise en question
A très vite les petits loups
Prenez soin de vous.




