emmaemoi

Le ciel, les oiseaux et moi-même

Me voici tout juste revenue de mes montagnes, je crois que j'ai encore de la fougère et de la paille dans les cheveux ! Je ne sais pas par où commencer... encore tout courbaturée... et mes épaules ne cessent de peler...

Le camp se déroulait sur 2 semaines : la première était consacrée aux ados, la seconde aux pitchounes de 9 ans.
Avant toute chose, petite précision : il y a deux ans, un enfant que nous appelerons 1234 s'était légèrement oublié en son fort intérieur... j'avais donc une odeur horrible dans ma voiture, puisque c'était moi qui le "transportais". Et bien cette année, 1234 nous a gratifié d'un beau vomi dans le minibus. attention pas le vomi soigné qui termine dans un sac plastique. Non non, le vomià retardement qu'il a tenté de retenir et masqué avec sa main écartée devant... ce qui a orienté les différents jets sur les vitres du minibus et autres enfants. Un gros fou rire pour ma part et de la répugnance lorsqu'il a s'agit de nettoyer, le périple commençait bien !
Ensuite tout s'est enchainé : la randonnée par 32° (magnifiques paysages), le canyoning sans aucun doigt foulé ni esprit heurté, l'hydrospeed (ma nouvelle passion). Je les ai également amenés au cinéma, voir Phénomènes. Les animatrices étions écoeurées et apeurées et eux enchainaient les fous rires (ne vous entêtez pas à chercher l'erreur, vous perdriez votre temps). La semaine a également été rythmée par la veillée "maillon faible" (moi être super crédible en laurence boccolini), "karaoké" (semblerait que j'ai chanté plus fort que les enfants... il a plu durant la fin du séjour) et tentatives échouées de feu de camp.
La cuisine a été assurée par les enfants, ce qui nosu a valu de bonnes crises de rire... euh... mais les saucisses sont enfuies sous la purée ou quoi ? c'est quoi ces grosses bosses ? des grumeaux ? hum super....
Un très beau séjour en somme.

La transition avec le second fut très drôle. Les animatrices du second séjour nous ayant rejoint, nous décidons de nous offrir un restaurant (enfin un plat dans un restaurant, pas un établissement hein ;) ) et optons pour une pizzeria. A peine arrivées, nous remarquons la dégaine inhabituelle du chef... la toque de travers, le regard dans le vide et la peau rouge crabe... nous comprenons rapidement que nous sommes au milieu d'une réception de rugby qui a démarré à 12h... il est alors 21h... non je ne voudrais pas faire une généralité mais les rugbymens aiment boire autant que j'aime manger.
"Vous avez la carte du restaurant svp ?" oui j'ai été obligée de le supplier pour qu'il vienne nous servir. Il nous a seulement amené la carte des pizzas alors que le monsieur bien bu lui aussi derrière nous mangeait du canard jusqu'au front. Après avoir commandé, nous le regardions préparer nos pizzas. Il plaçait 3 morceaux de chorizo et en mangeait un... hum. Il est revenu vers nous, titubant "laaaaa sans poooooivrons, c'est pour qui ?". Moi. il me la tend en me faisant un énorme clin d'oeil, vicieux à souhait. Au milieu de ces joyeux lurons, nous avons remarqué une femme quis'était également oubliée en elle même... en gros : du pipi plein le derrière. Nouveau fou rire. elle rasait les murs mais je ne l'ai pas loupée. Une animatrice s'est levée pour payer l'addition, le cuisinier (Philippe de son petit nom) a alors demandé qui j'étais en me montrant du doigt. en partant, il a traversé toute la salle en hurlant "Emma" et en me serrant dans les bras. Répugnant.
Nous l'avons recroisé à la piscine, il m'a alors donné rendez-vous le soir même au bal du village en me répétant "tu me plais poupée". Berk berk berk. Je pense qu'il m'attend toujours.

La semaine fut splendide. Les enfants bavards mais adorables. Les animatrices toujours aussi attachantes. Une Emma toujours aussi catastrophique. A noter :
- ma quasi-mort lors du rafting. Je susi tombée du raft lorsqu'il a heurté un rocher. Prise dans un tourbillon, j'ai bu à de nombreuses reprises la tasse et même la bouteille. J'ai eu la peur de ma vie et tout le mal du monde à me maintenir à la surface... Glouglouglou.
- le jeu de nuit au milieu des Pyrénées, de 22h à 1h. Dans le rôle des contrebandiers : les enfants; et celui des douaniers, les animateurs. J'ai couru tant bien que mal avec des fougères sur la tête, j'ai rampé avec des piquants dans la main et j'ai surtout sauté sur une animatrice en la prenant pour un enfant "halte là !!". Mouhahaha. Gros fou rire, quoi de mieux pour ne pas se faire repérer ?
- l'écriture d'un journal par les enfants (comment ça vous savez déjà que l'idée vient de moi ?)
- l'enfant imaginaire Matthias, que j'adorais gronder lorsqu'il m'empêchait d'avancer plus vite en randonnée "mais quoi euuuuuh ? c'est pas ma faute si je suis dernière, je vais pas laisser Matthias tout seul !"
- le feu d'artifice que nous avons deviné... un immense arbre nous séparant de lui et obstruant la vue
- les sourires et rires d'enfants qui valent bien plus que les euros que nous ne gagnons pas durant ces camps.

Encore de très belles aventures donc, je me prépare à en vivre une autre prochainement, plus délicate... et également à partir à la recherche de mon premier travail.

PS : merci à Ange pour son article
PS : des immenses bisous à Sév et à ma grande soeur qui sont actuellement en pleine remise en question

A très vite les petits loups :) Prenez soin de vous.

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Survivor

Hé oui je suis toujours là. Un grand merci à tous les résistants (et la chef de file, Ange, parfaite), ça fait chaud au coeur. Comme je le disais, tout s'est très vite enchainé : fin du stage, déménagement, préparation des camps, Futuroscope + séjour à Poitiers... Je suis revenue ce soir, ravie et je repars déjà en camp, ravie également. Véritable bouffée d'oxygène, ce camp représente beaucoup pour moi. 15 jours à rire avec les p'tits loups, à essayer d'allumer le feu de camp, à chanter plus fort qu'eux lors des veillées, à tout oublier pour se sentir encore mieux par la suite.

Bref je repars pour mieux vous retrouver par la suite. Je reviens fin juillet, je vais ensuite subir une petite opération chirurgicale (pas d'affolement, ce n'est rien, j'irai bien et R'né aussi). Vous aurez donc de mes nouvelles soit vers le 25 juillet, soit vers le 3 août, je vous ferai alors part de mes démarches pour trouver un emploi. "comment ça rédactrice d'étiquettes pour rayons de supermarché ??? mais je veux être une rédactrice tout court moi !!!". Humrf.

Des bisous Ange, Laure, Stéphane, Emilie, Tillion, Bulle de Savon, Sév, Headbanging, Awa, Lune, Isabelle et tous les autres :) Profitez bien de vos vacances. A défaut de ne pas en avoir, profitez du soleil. A défaut de ne pas en avoir, profitez en pour exhiber votre nouveau parapluie ("et en plus 2€25 en soldes chez Trucmush, une affaire en or !"). Et puisez dans le rire et sourire de chacun.

A noter :
- 9 juillet : bon anniversaire Stéphane ! Qui sait, peut être que les chonchons t'apporteront le petit déjeuner au lit !
- 10 juillet : bon anniversaire Ange ! Oui bientôt on aura l'âge de dire qu'on est adultes ;)
- 17 juillet : bon anniversaire Sév ! Peut être que cette nouvelle année t'apportera plus de temps libre ;)
- 18 juillet : bon anniversaire Isa ! En espérant pouvoir fêter ça autour d'un autre bon repas ! Me tarde déjà.
PS : Oui je sais, c'est pas bien de fêter à l'avance ce mois de juillet festif mais c'est pour leur montrer que même au fin du fond du pays basque, sous ma tente, sans Internet (j'ai commencé à me préparer psychologiquement), je penserai à eux. Et puis si vous les connaissez, de noms, de visus, ou de bulles, pensez à eux ;) (moi c'est le 20 novembre, si je reviens pas d'ici là, pensez à moi ce jour là mouhahahah)

 

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Bazar bonsoir !

En ce jour de libération d'Ingrid Bétancourt, je ne souhaite pas qu'on s'étale sur mon formidable travail d'investigation et de relations internationales en tant que reporter reconnue et qui a abouti sur ce miracle. Non, je souhaite saluer la victoire de la Femme, son courage et sa force.

Hum pardon je me suis égarée, l'espace d'un instant, je me suis prise pour une autre. Nicoletta Sarko*y peut-être.

Bon à part cette merveilleuse nouvelle (non ironique bien sûr), j'ai quelques éléments à vous narrer (entend les applaudissements et les signes de liesse, sourit de plaisir et fierté).

J'ai quitté LUI sans fracas, on dit que lors d'une rupture, il y en a toujours un qui souffre plus que l'autre. Je vais bien merci. J'ai organisé un repas le dimanche soir, avant de partir (et hop, c'est l'occasion de vous remettre cette magnifique chanson d'Eve Angeli dans la tête). Petite mise en situation : le restaurant (non je n'allais pas cuisiner non, offrir une intoxication alimentaire à mes amis le jour de mon départ, on a connu mieux !) était situé en face d'un bar espagnol. Ainsi, lors de l'unique but de la finale, Laure et moi, alertées par les cris de joie, sommes sorties voir le match dans le bar voisin. Une seule personne marchait seule dans la rue : LUI ! IL marche tout seul : le cheveu gras, le sac à dos bien haut et la mine perdue. Je rêve ! Comme s'il n'y avait pas d'autres rues dans la ville ! Et iol a fallu que je sorte à cet instant là bien entendu ! Un signe de loin a suffit, je n'ai pas souhaité lui parler !

Mon état des lieux s'est bien passé. A part deux petites péripéties : "aloreuhhh on va regarder l'état extérieur des fenêtres". L'agent immobilier ouvre alors la fenêtre et de l'épaisse fumée noire gagne l'appartement. On aperçoit également des flammes, hautes. Euh... oui plait-il ? Bernard fait un barbecue ? Ah non autant pour moi, des petits malins ont mis le feu à un scooter. Elle et moi tentons de regagner nos esprits et surtout nos yeux, heurtés par ce nuage toxique. Les pompiers sont aussitôt alertés. Ils sont arrivés à 3 camions (il fallait au moins ça hum) et ont donc tenu le tuyau d'eau à 10. Un peu ridicule mais efficace.
"Et pour finir, nous allons relever le compteur électrique", elle ouvre la porte contenant les compteurs, et là, une souris morte tombe. Stupeur et tremblements. On a très vite relevé le nombre et on a rejoint l'agence. Vite. Elle me glisse en chemin "houlala je ne reviens plus !" et je lui ai répondu délicatement "moi non plus !!". j'ai soufflé des baisers à Bernard (et ai levé mon doigt à son honneur) et je suis partie.

Le lundi, j'ai fait la connaissance d'une bulle. Pas n'importe laquelle, la cultissime Bulle de Savon. Après quelques difficultés à se repérer mutuellement, nous avons rapidement retrouvé notre sens de l'orientation devant de bons cookies. Souriante, curieuse de la vie, elle aime ce genre de rencontres et cela se voit. 2 heures à ses côtés avec en prime un coup de téléphone de LUI, ce fut un très agréable moment ! A renouveler dès que je remonte sur Bordeaux. D'ici là, repose toi bien et bon voyage à Barcelone :)

Et au passage, merci à mes chers amis bordelais pour dimanche soir. Clin d'oeil particulier à Laure pour sa venue surprise et à Emilie pour son hospitalité sans faille.

Le mot de la fin : Champomy pour Ingrid !! (ça nous ferait presque oublié ce pauvre Domenech et sa cuisante défaite)

PS : au fait, la newsletter est en cours de rédaction, ne désespérez pas ;)

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ça s'en va... ça revient ?


"Bordeaux, c'est fini, et dire que c'était la ville de mon premier amour" (Hervé Vilard, si tu m'entends, je te salue petit canaillou). "Hé oui hé oui, le stage est fini" (salut Sheila maxis couettes).
Maintenant que les salutations sont faites, je peux vous dire qu'au fond de moi, je ne suis pas à la fête.
Je pars de Bordeaux pour revenir chez moi. Je quitte la Emma actuelle pour une Emma en construction. Remises en question, mise en opération, mise en pli (ah non pas ça). Ca me plait. Je serais heureuse s'il n'y avait pas ce pincement de quitter ma ville, chère à mon coeur et mon appart... cher à mes parents (mais c'est un autre débat).
Je repenserai toujours à Bordeaux avec le sourire, ça ne se résumera pas à mon stage mais plutôt à plusieurs petits épisodes : la chasse aux souris avec Nat, Stéphane puis Isa; Mouloud et ses invitations saugrenues; les mercredi nouvelle star avec Emilie, les bons petits plats de maman Laure; les cours laborieux avec Sophie; les virées avec Sabi, Sophie, Peio ou Flo; Bernard l'incruste; mon premier stage chaotique avec Laure et Stéphane... La liste est longue. Je m'en vais l'esprit léger, le coeur lourd.

A ce moment précis, je ne sais absolument pas de quoi demain sera fait. De sommeil certes et de mon déménagement si l'on se cantonne au premier degré. Au niveau professionnel, je n'ai plus l'ambitieuse ambition de faire partie de l'équipe de "Elle" puisque LUI m'a permis de faire le point. Pas LUI directement mais l'expérience que j'ai vécue. Mon souhait : relayer des informations de proximité, être au coeur de l'action, dans ma ville (je précise le lieu pour ne pas que vous m'imaginiez, zigzaguant entre les bombes en Afghanistan). Quelle sera la ville ? (oui je sens que vous mourez d'envie de le savoir). Je ne sais pas (mouhahaha). Bordeaux ? Paris ? Saint Jean de Luz ? Aurillac ? Lyon ? Toulouse ? (se relit, prend peur, retire Aurillac de la liste).
Une chose est sûre, il faut que je trouve ma place quelque part. Il faut que je me fasse ma place tôt ou tard. Grandir, m'épanouir, faire mes propres choix... les assumer. Jusque là, le cursus scolaire que j'avais choisi n'était pas tout à fait classique mais sécurisant. Je suis désormais toute seule sur la route, les voitures filent à vive allure à côté de moi. Moi je marche la tête haute, en regardant au loin, je suis tentée de faire du stop pour que l'on m'accompagne durant ce voyage. Mais au final, je préfère me débrouiller seule, il suffit de se doter des bons éléments : des bonnes chaussures pour tenir la route, des lunettes de soleil pour voir juste et bien... et advienne que pourra ! (à noter pour plus tard : s'acheter des lunettes de soleil).
Trouver et faire perdurer ce petit truc qui fera briller mes yeux pour les jours à venir. Garder mes gens que j'aime avec moi, rencontrer d'autres personnes. Echanger, écouter, aimer. Toujours plus.
Merci à ceux qui ont contribué, de près ou de loin, à faire de mon quotidien une succession de petits bonheurs. A très bientôt pour de nouvelles aventures :) 
Nota bene : je termine mon stage dans quelques heures, je déménage demain, je rentre au pays lundi, je pars ensuite pour le futuroscope quelques jours et ensuite pour deux semaines de camp. Loin de LUI. Près de moi. 

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Appuie sur Pause

Oui je sais mon titre dérive légèrement de la culte chanson de Lorie... honte à moi.

Ma bulle sature, mon cerveau aussi. Je vais faire une petite pause, je ne sais pas du tout quand est-ce que je reviendrai, stress et course en perspective...

Merci aux dernières petites bulles vétérantes qui se manifestaient toujours, même dernièrement : Ange, Headbanging, Stéphane, Laure, Tilion, Ladybud ...

Bon vent tout le monde, à bientôt. 

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