emmaemoi

Bazar bonsoir !

En ce jour de libération d'Ingrid Bétancourt, je ne souhaite pas qu'on s'étale sur mon formidable travail d'investigation et de relations internationales en tant que reporter reconnue et qui a abouti sur ce miracle. Non, je souhaite saluer la victoire de la Femme, son courage et sa force.

Hum pardon je me suis égarée, l'espace d'un instant, je me suis prise pour une autre. Nicoletta Sarko*y peut-être.

Bon à part cette merveilleuse nouvelle (non ironique bien sûr), j'ai quelques éléments à vous narrer (entend les applaudissements et les signes de liesse, sourit de plaisir et fierté).

J'ai quitté LUI sans fracas, on dit que lors d'une rupture, il y en a toujours un qui souffre plus que l'autre. Je vais bien merci. J'ai organisé un repas le dimanche soir, avant de partir (et hop, c'est l'occasion de vous remettre cette magnifique chanson d'Eve Angeli dans la tête). Petite mise en situation : le restaurant (non je n'allais pas cuisiner non, offrir une intoxication alimentaire à mes amis le jour de mon départ, on a connu mieux !) était situé en face d'un bar espagnol. Ainsi, lors de l'unique but de la finale, Laure et moi, alertées par les cris de joie, sommes sorties voir le match dans le bar voisin. Une seule personne marchait seule dans la rue : LUI ! IL marche tout seul : le cheveu gras, le sac à dos bien haut et la mine perdue. Je rêve ! Comme s'il n'y avait pas d'autres rues dans la ville ! Et iol a fallu que je sorte à cet instant là bien entendu ! Un signe de loin a suffit, je n'ai pas souhaité lui parler !

Mon état des lieux s'est bien passé. A part deux petites péripéties : "aloreuhhh on va regarder l'état extérieur des fenêtres". L'agent immobilier ouvre alors la fenêtre et de l'épaisse fumée noire gagne l'appartement. On aperçoit également des flammes, hautes. Euh... oui plait-il ? Bernard fait un barbecue ? Ah non autant pour moi, des petits malins ont mis le feu à un scooter. Elle et moi tentons de regagner nos esprits et surtout nos yeux, heurtés par ce nuage toxique. Les pompiers sont aussitôt alertés. Ils sont arrivés à 3 camions (il fallait au moins ça hum) et ont donc tenu le tuyau d'eau à 10. Un peu ridicule mais efficace.
"Et pour finir, nous allons relever le compteur électrique", elle ouvre la porte contenant les compteurs, et là, une souris morte tombe. Stupeur et tremblements. On a très vite relevé le nombre et on a rejoint l'agence. Vite. Elle me glisse en chemin "houlala je ne reviens plus !" et je lui ai répondu délicatement "moi non plus !!". j'ai soufflé des baisers à Bernard (et ai levé mon doigt à son honneur) et je suis partie.

Le lundi, j'ai fait la connaissance d'une bulle. Pas n'importe laquelle, la cultissime Bulle de Savon. Après quelques difficultés à se repérer mutuellement, nous avons rapidement retrouvé notre sens de l'orientation devant de bons cookies. Souriante, curieuse de la vie, elle aime ce genre de rencontres et cela se voit. 2 heures à ses côtés avec en prime un coup de téléphone de LUI, ce fut un très agréable moment ! A renouveler dès que je remonte sur Bordeaux. D'ici là, repose toi bien et bon voyage à Barcelone :)

Et au passage, merci à mes chers amis bordelais pour dimanche soir. Clin d'oeil particulier à Laure pour sa venue surprise et à Emilie pour son hospitalité sans faille.

Le mot de la fin : Champomy pour Ingrid !! (ça nous ferait presque oublié ce pauvre Domenech et sa cuisante défaite)

PS : au fait, la newsletter est en cours de rédaction, ne désespérez pas ;)

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ça s'en va... ça revient ?


"Bordeaux, c'est fini, et dire que c'était la ville de mon premier amour" (Hervé Vilard, si tu m'entends, je te salue petit canaillou). "Hé oui hé oui, le stage est fini" (salut Sheila maxis couettes).
Maintenant que les salutations sont faites, je peux vous dire qu'au fond de moi, je ne suis pas à la fête.
Je pars de Bordeaux pour revenir chez moi. Je quitte la Emma actuelle pour une Emma en construction. Remises en question, mise en opération, mise en pli (ah non pas ça). Ca me plait. Je serais heureuse s'il n'y avait pas ce pincement de quitter ma ville, chère à mon coeur et mon appart... cher à mes parents (mais c'est un autre débat).
Je repenserai toujours à Bordeaux avec le sourire, ça ne se résumera pas à mon stage mais plutôt à plusieurs petits épisodes : la chasse aux souris avec Nat, Stéphane puis Isa; Mouloud et ses invitations saugrenues; les mercredi nouvelle star avec Emilie, les bons petits plats de maman Laure; les cours laborieux avec Sophie; les virées avec Sabi, Sophie, Peio ou Flo; Bernard l'incruste; mon premier stage chaotique avec Laure et Stéphane... La liste est longue. Je m'en vais l'esprit léger, le coeur lourd.

A ce moment précis, je ne sais absolument pas de quoi demain sera fait. De sommeil certes et de mon déménagement si l'on se cantonne au premier degré. Au niveau professionnel, je n'ai plus l'ambitieuse ambition de faire partie de l'équipe de "Elle" puisque LUI m'a permis de faire le point. Pas LUI directement mais l'expérience que j'ai vécue. Mon souhait : relayer des informations de proximité, être au coeur de l'action, dans ma ville (je précise le lieu pour ne pas que vous m'imaginiez, zigzaguant entre les bombes en Afghanistan). Quelle sera la ville ? (oui je sens que vous mourez d'envie de le savoir). Je ne sais pas (mouhahaha). Bordeaux ? Paris ? Saint Jean de Luz ? Aurillac ? Lyon ? Toulouse ? (se relit, prend peur, retire Aurillac de la liste).
Une chose est sûre, il faut que je trouve ma place quelque part. Il faut que je me fasse ma place tôt ou tard. Grandir, m'épanouir, faire mes propres choix... les assumer. Jusque là, le cursus scolaire que j'avais choisi n'était pas tout à fait classique mais sécurisant. Je suis désormais toute seule sur la route, les voitures filent à vive allure à côté de moi. Moi je marche la tête haute, en regardant au loin, je suis tentée de faire du stop pour que l'on m'accompagne durant ce voyage. Mais au final, je préfère me débrouiller seule, il suffit de se doter des bons éléments : des bonnes chaussures pour tenir la route, des lunettes de soleil pour voir juste et bien... et advienne que pourra ! (à noter pour plus tard : s'acheter des lunettes de soleil).
Trouver et faire perdurer ce petit truc qui fera briller mes yeux pour les jours à venir. Garder mes gens que j'aime avec moi, rencontrer d'autres personnes. Echanger, écouter, aimer. Toujours plus.
Merci à ceux qui ont contribué, de près ou de loin, à faire de mon quotidien une succession de petits bonheurs. A très bientôt pour de nouvelles aventures :) 
Nota bene : je termine mon stage dans quelques heures, je déménage demain, je rentre au pays lundi, je pars ensuite pour le futuroscope quelques jours et ensuite pour deux semaines de camp. Loin de LUI. Près de moi. 

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Appuie sur Pause

Oui je sais mon titre dérive légèrement de la culte chanson de Lorie... honte à moi.

Ma bulle sature, mon cerveau aussi. Je vais faire une petite pause, je ne sais pas du tout quand est-ce que je reviendrai, stress et course en perspective...

Merci aux dernières petites bulles vétérantes qui se manifestaient toujours, même dernièrement : Ange, Headbanging, Stéphane, Laure, Tilion, Ladybud ...

Bon vent tout le monde, à bientôt. 

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Méchant LUI

J'ai passé mon week end à stresser, à pleurer parce que je n'arrive pas à faire ce qu'IL m'a demandé.
Et je m'énerve en même temps parce que je n'aime pas être comme ça : faible, fatiguée et fatiguante.

J'ai besoin d'arrêter de penser à LUI, à sa facon de me démoraliser, de faire comme s'il était mieux que tout le monde.
J'ai besoin d'être avec mes gens : ma famille, mes amis, mon chéri. Leur dire que je les aime.
Voir que la vie est belle, toute seule je n'y arrive plus.

Je ne pense qu'à mon travail,  alors que d'habitude je m'extasie devant le moindre moineau passant devant ma fenêtre en m'imaginant qu'il me fait coucou. 

Je vais bientôt partir de Bordeaux, quitter cette ville et mes amis qui m'ont tant apportés. Je devrais pouvoir profiter de ces derniers moments avec joie, me dédier à ces instants heureux.

Mais je ne peux pas, ce n'est pas la même Emma que d'habitude.
Vivement que ce soit fini et que je revienne, plus forte, sereine et avec les capacités de mettre en place les projets qui me tiennent à coeur.

Fin d'année, moment charnière pour tout le monde. Remises en question pesantes mais nécessaires.... Douloureux. 

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Pénurie d'eau

Je ne sais pas s'il y a encore des gens qui passent par ici mais il faut que je vous parle.

L'heure est grave.
(vois que vous regardez vos montres / se dit que vous n'êtes pas très "futes-futes")

Rien ne va plus.
Non ne faîtes pas vos jeux, on n'a pas le temps de s'amuser là.

Ma chasse d'eau ne fonctionne plus depuis hier soir...
Je m'explique : lorsque je tire la chasse, il ne se passe rien. Même pas un petit bruit inhabituel, même pas de l'eau qui coule partout sauf dans la cuvette. Non non nada, que nenni.

Je veux bien entrer en mode : bloquer sa vessie (et tout le reste) mais il se trouve qu'avec tout le thé que j'ai absorbé, je vais bientôt pouvoir nager dans mon 3m².

Je m'interroge : est-ce que, pour coller à l'adage "qui va à la chasse, perd sa place", l'agence m'a joué ce tour très très drôle, comme cadeau d'adieu pour mon départ ? 

Est-ce pour me narguer que j'entends mon voisin du dessus tirer sa chasse toutes les 5 minutes ?

Alors j'ai décidé d'aller voir de plus près. Non pas dans la cuvette. Dans le réservoir d'eau. J'ai ouvert, j'ai refermé et je crois que c'est pire. Il y avait Mac Gyver, moi je suis Ma Galère. Désormais, la chasse tire dans le vide.

Prions pour que cela se répare tout seul et que je ne me retrouve pas à devoir appeler le fameux plombier. Ou pire à faire pipi dans une casserole...

 

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