emmaemoi

Conscience

Un autre de mes écrits que je vais joindre à ma candidature pour le poste de rédactrice (bénévole) pour un site d'actualités. Le thème de l'article ne m'était pas imposé ni même suggéré, j'ai librement fait le choix de mettre des mots sur ma prise de conscience actuelle en l'illustrant par l'affaire du Tchad.

Conscience

Prénom : Clémence. Age : 17 ans. Situation : lycéenne.

Prénom : Sonia. Age : 35 ans. Situation : assistante commerciale.

Prénom : Martine. Age : 63 ans. Situation : retraitée.

La sonnerie de fin de cours retentit, Clémence sort de cours, son téléphone portable déjà rivé à l'oreille. RDV chez Sophie à 18 heures, ce qui lui laisse un moment « cool », de libre pour pouvoir faire quelques emplettes.

Sonia peste dans sa voiture, ce feu est de plus en plus long. Cela va faire la deuxième fois en une semaine qu'elle va récupérer Quentin avec du retard à la garderie. Pas une minute pour elle... et ce yoga qu'elle s'est jurée de reprendre...

« cette saleté de chèvre s'est encore échappée, elle a mangé mes belles salades du potager ». Martine peste. Une ferme, c'est une fierté mais également beaucoup de travail et d'entretien. Elle a assez couru comme ça aujourd'hui, elle décide de jouer aux cartes avec Amélie et Mickael, ses petits-enfants.

Clémence dévore les pages de « Muteen » à la recherche du nouveau gloss qui la mettra en valeur samedi soir. Seule condition pour sortir : terminer son exposé sur le pouvoir d'achat d'un français « moyen ». Son professeur lui a conseillé de regarder le journal télévisé ce soir, elle s'y collera sans grande motivation.

12 minutes de retard au compteur pour Sonia. L'assistante maternelle ne relève pas, elle est peut être habituée mais surtout excitée de lui annoncer qu'une équipe de caméramans est venue filmer les locaux pour un reportage sur l'implication de la ville au niveau social. Quentin y fait une courte apparition, un an et déjà une star.

La soupe est sur le feu, le chauffage enclenché, la table mise. Martine allume alors la télévision pour « Questions pour un Champion », elle se veut se prouver qu'elle « en a encore là dedans » comme elle aime à le répéter.

Il est 20 heures, pavillon nantais, appartement parisien, ferme bretonne, les trois habitats réglés sur différents canaux mais sur la même chaîne : le journal télévisé de TF1.

Martine est une habituée tandis que Sonia et Clémence ne font que remplir les "consignes" de la journée. Pourtant à cet instant précis, elles seront trois citoyennes Françaises, semblables et égales devant la détresse reflétée par les images diffusées.

Un continent, l'Afrique ; un pays : le Tchad ; une cause : les enfants. Les trois femmes visionnent alors la séquence montrant les préparatifs et l'arrivée de l'équipe française sur le territoire tchadien. Un sentiment de fierté patriotique les envahit. Tous les pays sont tombés sous la pensée unique, un seul résiste encore et toujours à l'envahisseur : la France. Du moins, elles préférent le croire...

Le président de « l'Arche de Zoé » s'exprime devant la caméra, il insiste sur la légalité de l'action et le soutien du gouvernement. Rien d'étonnant pour les téléspectatrices.

Puis le reportage prend une autre tournure ; le même cameraman filme l'arrivée au Tchad. Un étrange cérémonial se met en place. Elles assistent, troublées, en différé et à des milliers de kilomètres ; au bandage de plaies inexistantes ou de blessures imaginaires. Sonia doute, ils ont sans doute de bonne raison. « De quel droit ? » s'insurge Clémence... Martine s'interroge sur l'intérêt de cette démarche et de ces images.

La jeune maman estime que pour arracher de si jeunes enfants à leurs racines, c'est qu'ils doivent réellement se trouver en détresse et sont trop faibles pour agir eux-mêmes. Clémence prend des notes, en griffonnant, nerveuse, les paroles d'une membre de l'Organisation « non on ne peut pas considérer que c'est une prise d'otages ». La doyenne ne peut s'empêcher de comparer la presse actuelle à celle de son époque : le sensationnel a évincé la pudeur ; la France bien pensante marche sur les valeurs et volontés d'Autrui.

Le reportage s'achève. Le présentateur annonce que l'avion ne peut pas décoller, tout le monde est retenu sur le territoire tchadien. Une décision qui ne surprend pas le trio ; une situation qui dérange et interpelle.

Ce soir là, pour son exposé de sciences éco, Clémence va oublier son Muteen, passer à la trappe son sujet d'origine et proposer un écrit sur ce qu'elle vient de voir.

Sonia, dépassée par ce qu'elle vient de voir, bercera son bébé avec les images des si jeunes victimes en tête. Le reportage sur la crèche lui paraît bien dérisoire en somme.

Martine ira coucher ses petits enfants en leur expliquant longuement que tout ce qui passe à la télévision n'est pas forcément la bonne parole. Ils la regarderont, incrédules.

Puis elles se coucheront une à une, changée par ce visionnage. Ce n'est pas tant le reportage lui-même mais le fait que les droits de l'homme soient ainsi représentés et rabaissés. La France, pour elles, ce n'est pas ça. Mais qui connaît leur opinion ? Elles qui s'endorment déjà dans les antres de cette France en pleine mutation...

 

 

 

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Lou et la vie (5)

  Le 20 novembre 1986

   « Allo ?... Oui ? Ah supeerrrrrr je suis ra-vie pour vous ! Emma ? D'accord !.... ça c'est une bonne nouvelle !.... je vous rappelle demain ! ..... oui....... Oui, je n'y manquerai pas ! ».
- Patriiiiiiick ! Ta sœur a accouché, une petite fille, Emma !
- Ah super! tout s'est bien passé?
- Oui apparemment la maternité de Saint-Jean-de-Luz les a très bien reçus!
- On ira les voir dans la semaine, ça nous fera des petites vacances et l'occasion pour Ben et Lou de découvrir leurs origines Basques!
- Oui, oui tu perds pas le nord toi.

   Ils échangèrent un baiser et se replongèrent dans le choix des menus du mariage. Mine de rien, le 19 juin, cela va vite arriver. Contre toute attente, ce ne fut pas le menu qui leur causa une grande prise de tête mais plutôt le placement à tables... Muriel menait une lutte acharnée contre son futur mari car cela lui semblait impensable que Papi Pipas se retrouve à côté de Brigitte-la-cousine. « Mais enfin, tu sais très bien que Brigitte ne supporte aucun bruit... Alors tu penses bien qu'elle va se sentir mal lorsqu'il va racler ses... dents... ». Effectivement, il ne leur avait jamais causé autant de soucis que depuis qu'il avait enfin accepté de mettre un dentier. Bruits gustatifs et autres incompatibilités d'humeur sont vite réglés et oubliés. Il s'agit désormais d'aller chercher Benjamin à l'école et Lou à la crèche. Muriel a repris son activité professionnelle, la petite Lou a donc connu pour la première fois les joies de la crèche.

   Tandis que Muriel et l'assistante maternelle échangent sur le pouls de cette première journée, Lou reconnaît la voix de sa maman et gambade gaiement dans le couloir vers sa direction. « Oh ma puce ! quel joli sourire ! ça a été ? ». Un gazouilli mêlé d'expressions made in bébé fait office de réponse. Evidemment, bébé Lou n'est pas en mesure de conter à sa mère l'importance de cette journée... Elle vient de connaître pour la première fois de sa courte existence un chagrin d'amour : elle jouait dans le sable avec Maxime, le beau garçon, le plus viril sans aucun doute, prenez pour preuve ses 3 petites dents qui occupent la (quasi) totalité de sa bouche. Et bien, tandis qu'elle jouait avec lui, Roxanne, la pimbêche comme en témoigne sa mèche de 3 cheveux sur le côté, est venue voler le seau de Lou ! Cette dernière n'a rien pu faire pour le récupérer, trop encombrée par sa nouvelle couche culotte Huggies ! Si seulement elle pouvait faire comprendre à sa mère qu'elle préférait l'ancien modèle... Cela aurait pu empêcher Maxime de trouver Roxanne très ambitieuse, et donc de la préférer à Lou. Elle se retrouve seule, et ce n'est pas Frédéric, le petit garçon vidant ses narines dans sa main qui va lui changer les idées ! C'est dur la vie de bébé : plus de seau pour jouer, la couche pleine et une vue peu ragoutante...

   Muriel qui donne désormais le bain ne se doute de rien quant à la journée « mouvementée » de ses enfants. En effet, Ben a assez mal au ventre lui aussi. Pas pour un chagrin d'amour mais plutôt à cause de toutes les barquettes aux fruits qu'il a subtilisé à ses camarades et ensuite englouti.

   Loin des bulles du bain et des boules de chagrin, Patrick écoute France Info et songe fortement à reporter leur virée au Pays Basque. Des attentats revendiqués par l'ETA secouent l'Espagne et les voitures immatriculées en France sont incendiées. La peur du terrorisme est dans tous les esprits, Patrick préfère ne pas s'y risquer. Il éteint la radio et se repenche sur le plan de table... pour rayer des invités Maxime le bébé ténébreux, terreur des bacs à sable, terroriste de grains de sable à ses heures perdues.

   Non, simplement rajouter une place pour la petite Emma, nouvelle venue au Pays Basque, loin des secousses madrilènes et désormais si proche des siens.

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Réflexion

Voici l'article que je vais envoyer pour ma candidature au poste de rédacteur web.
L'idée de base est (comme souvent me concernant) la vie qui passe... J'ai repris des idées sur lesquelles j'avais déjà écrit. Après remix, ça donne ça.

Réflexion

La vie passe, les jours filent, les jours fanent. Nous nous attachons chaque jour à toucher nos rêves du bout des doigts. Y parvenons-nous vraiment ? Sommes-nous destinés à évoluer selon nos idéaux, nos crédos ?
Une journée de passée : fac, tram, sorties...
5 minutes de passées : maquillage devant le miroir, scène de ménage au téléphone, aspirateur en coup de vent...
La vie est belle certes, mais surtout courte. Profitons nous de la bonne manière du temps qui nous est imparti ? Qui sommes-nous pour juger l'existence et le comportement de l'Autre ?
Et si nous décidions de vivre seulement des choses riches, porteuses de sens et non ce que nous dicte la bonne conduite; serions nous considérés comme des marginaux ?
"Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part" clame Anna Gavalda. A la lecture de son ouvrage, je muris la réflexion selon laquelle les rencontres de la vie ne sont faites que de hasard... La personne au coin de la rue lorsque nous sommes passés acheter le pain; ce danseur rencontré autour d'un verre et plus jamais quitté... Des moments anodins, à la base sans importance et qui transforment la vie, comme par magie.
C'est assez aléatoire mais c'est ce que j'aime dans le quotidien, ne pas savoir de quoi la journée sera faite. Croquer la vie pour en tirer le meilleur, ne pas avoir de regrets en se couchant mais des projets pour le lendemain.
S'ouvrir aux Autres, sourire aux Autres afin de pouvoir un jour se dire "je n'aurai pas pu faire mieux, tous les gens que j'aime sont à mes côtés".
Prendre sa vie en main pour l'animer et l'aimer tout simplement, notre "mission" du quotidien.
Voici 5 minutes passées à écrire. 5 minutes de perdues ? A compter les minutes et le temps qui reste, on ne vit plus.
A nous de savoir profiter du moment qui se présente, qui passe, qui file... pour qu'il ne fane pas.

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Lou et la vie (4)

 Le 26 avril 1986

   Pour le premier souper dans la nouvelle maison, Muriel a fait fort. Elle a une nouvelle fois tenté de cuisiner. Un beau poulet offert par Papi Pipas. Elle l'a accompagné de pommes de terre qu'elle a ensuite placées dans le four. Sans succès; la porte du four lui est restée dans les mains.
La vue de cette scène fit naître chez Patrick un rictus nerveux, d'agacement. 1 an ½ qu'il travaillait sur ce projet et en à peine ½ seconde, « elle » avait cassé le four. Muriel le regarda en riant « ce sera notre premier souvenir dans cette maison ! ».

   Tandis que Lou marche d'un pas hésitant dans le couloir, Benjamin est devant la télé et répète inlassablement « boum ! boum ! boum ». Il somme ses parents de se joindre à lui. Patrick, le nez dans le four, lui grommèle que ce n'est pas le moment. Sa mère maintient la porte du four grâce à son pied et prépare le biberon de la puce.
Alors Benjamin continue de fixer seul ces images. Il ne peut pas comprendre, de la même manière qu'il ne dissociait pas « nuisibles » et « visibles » ; non il ne peut pas comprendre l'impact de cette détonation « boum ». Nous sommes le 26 avril 1986, la station nucléaire Tchernobyl vient d'exploser. A Sansoucy comme partout, cette nouvelle bouleverse mais ne change pas les habitudes du quotidien.

   C'est ainsi que comme tous les soirs, Patrick va coucher Benjamin et Lou. La nouveauté c'est qu'ils dorment pour la première fois dans une « vraie » maison. La proximité avec la voie ferrée n'est plus ; le voisin qui écoute Bach à 4 heures du matin n'est plus.
L'histoire que raconte alors Patrick à ses enfants est celle de petit ours qui découvre son nouvel univers en compagnie de ses parents, qui cherche ses marques. Les petits choux s'endormirent paisibles et heureux.

   Patrick emprunte l'escalier qui le mène à l'étage inférieur. Excité, angoissé, il sifflote pour se donner de la prestance et une certaine contenance. Ce moment, il en a rêvé. Il a choisi ce jour symbolique de leur arrivée dans la maison. Un nouveau départ. Il ouvre fébrilement un tiroir,  en sort un petit paquet.

   Il rejoint Muriel dans le salon. Des bougies scintillent. A la lueur des flammes, ils se rendent compte qu'ils ont eu la même idée. Les larmes perlent. La pluie coule. Le temps s'arrête. Sans un mot, ils s'approchent l'un de l'autre. Leurs doigts se mêlent, leurs langues se lient. En une seconde, un regard, le « oui » a été échangé. Oui ils s'aiment depuis 6 ans, oui ils voguent vers un nouveau projet.
Muriel lut alors un poème, mettant en lumière son amour, ses espoirs et ses projets. Emus, ils s'échangèrent alliances et caresses. Le rendez-vous amoureux est pris devant l'autel, reste à fixer la date.

   La magie de l'instant est momentanément rompue par les cris de Benjamin. « Cauchemar maman !! ». Les images vues à la télévision hantent Benjamin et l'empêchent de dormir. Il parle très vite, sanglote. Muriel comprend « boum », répété à plusieurs reprises. Elle le câline et il s'endort paisiblement contre sa maman. Les « boum boum » de son cœur l'apaisent désormais, le bercent.
Ces émotions pures réunissent toute la famille. Patrick est allé caresser les cheveux de sa famille. Lou dort sans crainte, elle perçoit que sa famille est heureuse, unie. Sur les visages des 4 membres de la famille se dessine simultanément un sourire rêveur.

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Occupations

Temps occupé par la fac durant la semaine : 16 heures.
Et le reste du temps je fais quoi ? je sors, j'écris, je vois mes amis...
J'ai décidé, sous l'impulsion de Nat et Stéphane (merci !) de m'occuper... sous 3 formes :

Je participe à un concours national regroupant 4 catégories : BD, nouvelle, photo, court métrage. Je participe donc au concours axé sur la nouvelle. Le thème est "rouge".
Ma mission :  
Chaque participant doit imaginer un récit bref de 2 500 mots maximum comportant peu de personnages et un temps fort autour duquel la trame narrative se construit.
5 exemplaires anonymes, accompagnés de toutes les pièces demandées, seront envoyés au CROUS de Lyon, avant le 17 Mars 2008.
Les membres du jury seront guidés dans leurs choix par l'originalité de l'histoire, la qualité du style, les émotions dégagées par le texte et le respect de l'orthographe et de la grammaire.
Le jury national sélectionnera les meilleures œuvres et attribuera les prix qui sont les suivants:
 

  • Grand Prix Universitaire de la Nouvelle : 1 600 €
    Prix de la Nouvelle : 1 000 €
    Prix du Jury : 600 €

Deuxième : je postule pour un emploi étudiant. Ils recherchent plusieurs rédacteurs web bénévoles pour diverses rubriques : jeux vidéos, beauté, people, sport, télé, cinéma, musique et sorties.
Je travaillerai de chez moi et devrai rendre mes écrits à échéances fixes.
Pièces à fournir : CV + lettre de motivation + article sur la rubrique qui m'intéresse (le cinéma me concernant !)

Troisième : un autre emploi étudiant pour une société de presse en ligne. Ils recherchent rédacteurs pour travailler à domicile. Possibilité d'écrire sur divers sujets. Pièces à fournir : CV + lettre de motivation + article sur le sujet de mon choix (du coup là je vais pouvoir donner libre cours à mon inspiration).

Je vais de ce pas rédiger tout ça !!...

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