emmaemoi

Madrid ou le fabuleux périple

 

Madrid en long, large et en travers. Bref, en beaucoup beaucoup de détails.

Encore bonne année à tout le monde, beaucoup de sourires, de pipas et une excellente santé évidemment :)

Edit : j'avais presque fini l'article et j'ai ripé, tout s'est effacé... je le refais avec toujours la certitude "qu'avant c'était mieux"...

Edit du 07/01 : j'ai ommis des "détails" que j'ai rajouté en gras. :)

30 décembre. Arrivée de Laure. Clément et moi décidons de lui faire visiter Bayonne. On avait pensé à tout : déjeuner dans un restaurant sur les quais, visite rapide et chauvine de la belle ville et retour à saint jean. La seule chose à laquelle on n'avait pas pensé : à Bayonne le dimanche, TOUT est fermé... Donc ce fut une visite éclair ! "oh regarde Laure, le store est baissé jusqu'en bas, c'est beau !" "attention, l'homme derrière toi va t'enfourcher avec son parapluie" (oui parce qu'en plus il pleuvait... après on se demande pourquoi le Pays Basque est aussi vert !)... Du coup, on n'est jamais mieux servis que par soi même et ça se vérifie, retour à la maison : saint jean de luz. Tout est beau tout est ouvert :) (je suis chauvine et je l'assume farpaitement ;) )
Notre QG "le corsaire" nous a ensuite accueilli le soir pour un moment délirant :)

31 décembre. Effervescence dans les rues, tout le monde s'affaire alors que Laure et moi voulons juste acheter une paire de collants. Embouteillages et pluie ne font pas bon ménage, surtout pour les nerfs, mais l'excitation du départ nous a aidé à tenir !
J'amène Laure visiter quelques coins de paradis, des plages perdues et chaque fois qu'elle voit un surfeur, elle s'exclame "wouah ! Bixente Lizarazu !". Oui bien sur Laure.
Je lui présente également toute ma famille (que j'aime et embrasse au passage), ce qui nous vaut de beaux fous rires avec ma grand mère.
Vient ensuite l'heure de boucler les valises. Nous rejoignons Peio et Clément à la place d'Urrugne. 7 valises à nous 4. Nos affaires encombrent le sol, nos rires habitent le village, il n'y a jamais eu autant d'animation à Urrugne depuis que je me suis faite pipi dessus au petit casino !
Alors que nos mamans papotent (ben oui on n'allait pas se faire amener par des taxis !), on constate une étrange tâche sous la voiture de Clément qui est censée nous conduire à l'aéroport... Peio dans un geste héroïque ouvre le capot (n'y voyez aucune image déplacée, je parle bien de mécanique)... 8 têtes se penchent dessus, 6 affirment ne rien y comprendre et reculer, et les 2 autres adoptent un rictus mi-drôle mi-ennuyé, c'est un tuyau qui est percé et qui perd du liquide... Regards complices échangés, on tente le coup en se disant qu'au pire, être en panne au bord de la route, énervés à l'idée de louper l'avion peut être un bon début de périple !
Et donc la prochaine étape : caser les valises = Laure pliée en 16, Peio les pieds sur la tête de la conductrice, moi hurlant de douleur de ne pas pouvoir tendre mes jambes et Clément, devant qui rigole de toutes ses dents car il est bien installé. Plus on s'approche de l'aéroport, plus la pensée "j'ai peur de l'avion" m'envahit...
Nous sommes maintenant à l'aéroport, il est tout petit mais Peio y trouve tout de même une place pour s'y accroupir et nous demander "vous pensez que ça craint les bouteilles de champagne dans la valise ?". Laure : "moi aussi j'ai du vin !"... Voici donc Peio en train d'entourer ses bouteilles de ses caleçons et Laure de les envelopper dans des serviettes et une tonne de poches. Clément leur ajoute en plus des étiquettes "fragile", je me fends d'un "hé ben si avec tout ça, il y a un problème, c'est que le liquide n'est vraiment pas notre ami aujourd'hui". Ok c'est nul mais la peur de l'avion prenait le dessus sur mon quota de blagues drôles... L'hôtesse interrompt ma blague en demandant à Peio (uniquement à lui) sa carte de crédit. Apparemment, simple formalité à laquelle Peio répond "j'en ai marre d'avoir une tête de terroriste ».
Nous prenons un verre et manquons de nous faire fermer la grille du bar dessus. Non mais ! sont fous ces espagnols ! et discutons du décalage qui risque de s'opérer. Nous serons 7 dont 3 espagnols, 3 bilingues, et moi le vilain petit canard qui va tenter de se débrouiller avec mon modeste niveau d'espagnol. Ça s'annonce rénial (oui avec le son « r » comme en Espagne, faut vous mettre à la page) !
Lorsque nous passons au détecteur, j'ai tout d'abord perdu mon billet d'avion puis j'ai ensuite sonné à chaque passage sous le détecteur... Mamaaaaaan ! Evidemment le mec espagnol de la sécurité me donnait pleins de consignes en espagnol que je ne saisissais pas. Paniquée, je regardais mes 3 compères et Laure commença à me hurler "Emmmaaaaa déshabille toi !!!". Euh... c'est du bizutage c'est ça ? Et ben nah ! j'ai trouvé toute seule que c'était parce que j'avais gardé mon bracelet au poignet !
Emma, arrête de trembler, ça ne va pas être si terrible, installe toi sur le siège, l'avion va décoller. Oui j'avoue j'ai eu très peur, je me suis cramponnée à Peio, ai essayé de faire abstraction de Clément qui me disait « Emma tu trouves pas que le moteur fait un bruit bizarre ? », et j'ai fait des mots fléchés avec Peio, quoi de mieux pour vous rappeler votre niveau pitoyable à ce jeu ! Et puis 45 minutes après, l'atterrissage fut sans encombre. Soulagée, je pouvais enfin profiter de tout... et surtout de la superbe surprise que me réservait ma valise. La seule où il n'était pas marqué « fragile ». Mon parfum (tout beau, tout neuf, tout plein de Lolita Lempicka) s'est déversé dans ma valise. J'essaye de rire en me bouchant le nez, seul point positif : je vais sentir bon à la capitale ! Inutile de préciser que leurs bouteilles sont intactes.
L'aéroport de Madrid est immense, très beau. Nous attendons un ami de Clément qui vient nous chercher en voiture dans la zone taxi (ne pas chercher de logique, merci). Même histoire qu'à l'aller pour caser toutes les valises avec en plus une dinde qui hurle « ne la secouez pas trop, le parfum va se propager encore plus », encouragée par « roh tais toi ! » que je comprends désormais avec du recul. Programme : poser les affaires chez Clément, nous préparer, aller chez Manu pour le diner et la fiesta. Fernando nous laisse devant chez mon danseur préféré, je marche d'un pas décidé en pestant « je VEUX ABSOLUMENT des raisins pour les 12 coups de minuit », c'est alors que la seule réponse est mon sac qui s'accroche à une harley davidson garée sur le trottoir. Imaginez moi 23 sacs à la main, dévisageant les passants qui rigolent et priant mes amis, hilares de venir m'aider. Rénial.
30 minutes plus tard, nous voici, fin prêts chez clément. Le temps d'avaler quelques tapas, nous voici chez Manu. Enfin presque, puisque Laure, perchée sur ses talons éprouve quelques difficultés à emboiter le pas musclé des garçons. Et moi, à coté, je ris surtout lorsque Clément heurte un pavé et manque de tomber. Le diner est une pure merveille, alliant mets succulents, rires en cascade, danses endiablées (merci à mes camarades de ne pas m'avoir laissé me ridiculiser seule durant Thriller et les Sévillanes), chants à tue tête, photos non stop, tentatives de réception de réseau, malentendus (que ?? no entiendo ... c'est-à-dire qué yé né comprends pas tout cé qué tout dit). Et alors que nous nous préparons à sauter à pieds joints dans 2008 (c'est une image, merci de ne pas imaginer Laure qui saute avec ses talons), Manu sort un sachet de raisins. Youpi, il est parfait ! Tu me le prêtes Clément ? Hé oh ! pas taper... Bien évidemment, j'ai eu les raisins plus gros que le ventre, je n'en ai avalé que 7 sur 12 et ai couru aux toilettes... Hum, bonne année (à lire en crachant les pépins sur les personnes en face). Embrassades et muxus terminés, Clément nous propose de nous rendre à une fête organisée par une connaissance. Le temps de constater que le collant de Laure s'est fait la maille malle (énorme trou au niveau du genou), nous voici partis faire la fiesta toda la noche (excusez moi, j'ai encore des restes). Clément me dit qu'il y aura des stars espagnols. Lueur d'espoir : Almodovar, Pénélope et Victoria ? Ah non... des Philippe Risoli locaux. A l'entrée, le videur réclame 15€ par personne. Niééé ? Clément nous regarde, sur de lui et dégaine son portable. Puis après une discussion de quelques minutes entre lui, Manu et l'organisateur de la soirée, nous comprenons que nous allons nous amuser ailleurs.
Le chemin du retour se fait avec un semblant de dignité puisque, toute euphorique, je n'ai pas vu la grande flaque devant moi et que mes jambes s'y sont trempées. Berk, les bas achetés en 45 minutes souillés en 10 secondes. Entre Laure et moi, on fait la paire (de bas), que guapas las franceses, tu parles oui !
L'accueil du second bar est beaucoup plus agréable. On nous distribue des sachets de cotillons que je m'empresse de mettre sur moi. Il y a un gogo danceur ignoble, que je m'empresse de laisser derrière moi. Entre danses sur le podium, lancements de confettis qui ne font rire que moi et harcèlements des travestis qui veulent poser sur les photos de Laure et moi, nous avons énormément ri. 7h du matin : retour chez Clément. Hips, c'est long hips le chemin pour rentrer hips.


1er janvier. Réveil en douceur le lendemain à 15H. Je tiens à souligner la douceur de Peio qui ne parle qu'avec des onomatopées et qui se montre plus que bourru au réveil. Hummmm super... Nous sommes beaucoup moins beaux de suite. Mon cerveau est encore tout chaud, ça change de la menthe à l'eau !
Après une douche bien méritée et exigée par la bienséance, nous consacrons les heures qui suivent à visiter la ville et manger encore et toujours. Et puis il faut aussi acheter des "protecciones hygienicas" puisque les Anglais ont débarqué, comme ça, sans prévenir chez moi. SAuf que 1er Janvier = commerces fermés. A la recherche de la pharmacie de garde. Une fois trouvée, nous voici en train de mimer ce que nous convoitons. Hop, c'est bon, des serviettes ressemblant à des couches sont achetées. Madrid, c'est beau, c'est bien, il y a même un restaurant qui s'appelle « Segun Emma » (selon Emma, in spanish dans le texte). Puis retour chez Manu pour finir les restes d'hier (pour ne pas dire « manger » qui risquerait d'heurter les âmes sensibles). Mon ventre n'a cessé de me dire « stoooop » mais j'ai préféré suivre ma tête « encooore », d'autant plus que mes camarades avaient également opté pour cette voie. Nous nous posons ensuite dans un bar où nous décidons du programme de la soirée... Cinéma ? Oh oui alors ! Mais pas n'importe quel film. « Juntos nada mas » ou « Ensemble c'est tout » si vous préférez. Laure et moi sommes ravies, nous l'avons vu 35 fois à nous deux. Et puis au moins, je suis sure de le comprendre. Alors que nous avalons quelques victuailles, nous expliquons en gros aux garçons notre amour pour ce film. Peut être avons-nous trop insisté puisqu'ils ont été déçus par le film alors que Laure et moi nous sommes esclaffées durant les 2 heures. Manu rentre chez lui mais nous autres ne sommes pas motivées à aller dormir. Il n'est que minuit et demi après tout. Laure : « on peut pas trouver un bar hétéro pour une fois ? », vu la tête de Clément cela s'annonce mission impossible. Il est vrai que Madrid est la ville la plus homo du monde entier et donc une des plus vivantes ! Nous prenons le métro. Wouahhhh, c'est pareil que mon tram en fait : les gens qui puent, qui se dévisagent. A la différence qu'ici, c'est très sale, les équipes de nettoyage sont en grève. Mouhahaha. Nous voici donc dans un quartier hétéro. Les rues et bars sont littéralement déserts. Une vieille Bertha tente de charmer les garçons en les complimentant sur leurs écharpes. Hé bien, c'est pas gagné. Nous passons devant un karaoké. Je fais des pieds et des mains pour y aller... sans succès. Alors je marche en chantant du C Jérome, auquel un espagnol me répond « oui, c'est moi Jérome, lalalala ». Trop fort, j'en ris encore (voit que vous ne riez pas, se calme toute seule).
Nous atterrissons dans un petit bar très sympathique. La serveuse nous pose les consommations sur la table, s'assoit à une chaise et la rapproche de notre table en nous dévisageant. Je pince Clément pour ne pas rire et lui demande si c'est la coutume locale. Cette pauvre femme nous a permis un énorme fou rire général auquel elle n'a pas participé, bien entendu.
Retour chez Clément à 3heures du matin. Rapidement, quelqu'un frappe à la porte d'entrée. Maman, j'ai peur. Clément va ouvrir. Une voix de femme, énervée, retentit. Elle lui explique que cela fait 2 mois qu'elle n'arrive pas à dormir car il y a beaucoup trop de bruits dans l'appartement, qu'elle entend les gens marcher sur le parquet. Cela l'insupporte « no se puede vivir asi ». Ma pauvre dame, tu nous as fait bien rire toi aussi, du coup on sautait comme des biches dans le couloir pour faire moins de pas... mais plus de bruit.

2 janvier. Réveil à 10H. Aïe. J'essaye de ne pas faire de bruit en marchant dans le couloir. Je me suis alors transformée en attardée mentale (comment ça c'est pas nouveau ?) en découvrant que certains carreaux étaient chauds. Je me suis alors fixée un défi : ne marcher uniquement sur le carrelage chaud. C'était un peu comme si je jouais à twister sauf que j'en étais très fière et contente ! Nous allons ensuite prendre le petit déjeuner dans un café en bas de chez Clément. C'est un cubain qui nous sert. Visiblement il a du mal à prendre notre commande avec sa machine. En même temps on ne l'aide pas vraiment, Laure s'auto embrouille en lui demandant des « chocolatinas », du coup il multiplie les chocolats au lait puisque lui ne connaît que les « napolitanas », nuance. Il fait plusieurs allers retours en nous disant à chaque fois « yesper que là il y a tout, yé un problèm avec la makina »... Euh, mon coco, on y est pas du tout là ! « Celle qui a demandé un croissant, tou lé veu à la plancha ? »... Je m'imaginais déjà mon croissant cuisant à côté de gambas sur un grill... Prise de panique, Clément me dit « il te demande si t'en veux un au beurre ou nature ? »... Ah, yé eu peurrr !  La commande a duré 25 minutes. Encore beaucoup de rires !
Petit déjeuner avalé,  Nous continuons la visite et nous arrêtons faire les magasins. Premier achat madrilène : une reproduction de la capitale, en miniature et en bois. Oui c'est chouette, sauf que j'ai pris celle de Paris. Ne ris pas ! Il n'y avait pas Madrid et puis c'était trop chou. Nah ! C'est tout.
14H ? Qu'est ce qu'on peut faire ? Ben... Manger ! Repas dans un restau appelé « le Wagaboo », seconde fois que je m'y rends, j'aime de plus en plus (si vous connaissez le frère d'une amie du cousin de votre tante qui peut vous y amener, allez y !). Au détour d'une rue, nous tombons sur un de ces nombreux petits magasins qui vend des pipas ! Oh oui ! J'en achète et Laure aussi, toute fière par le paquet qu'elle a choisi. A peine payés, les paquets sont déjà entamés. J'entends très vite Clément : "mais Laure ! elles sont à la tomate tes pipas !" et Laure de confirmer en goutant "berkkk". Mouhahah, les miennes sont très bonnes merci ! C'est ensuite le moment de quitter Clément qui doit aller travailler. Peio, Laure et moi en profitons pour envoyer nos cartes postales (paix à Patrick Bruel à qui Laure a adressé une carte postale... « Emma ? je lui mets des cœurs ?? » Noooon !) et visiter encore et toujours :
- le parc « El retiro », magnifique au sein duquel nous avons pris 24667 photos mémorables
- le palais de Cristal
- la gare d'Atocha et  son mémorial du 11 mars 2004
- la mairie et les musées
Puis, nous constatons que nous avons encore du temps à attendre avant que Clément ne nous rejoigne/ que nous n'avons pas les clés de chez lui/ que nous sommes exténués. Et si on allait dans un bar boire un verre en l'attendant ? On pourrait s'asseoir en plus. Cette idée lumineuse vient de moi. Le désenchantement ne tardera pas. Nous prenons les verres, nous dirigeons vers une table lorsque le gérant nous dit « il faut manger pour s'asseoir ». Non mais c'est quoi ces menaces ? Déjà qu'on est au bord du vomito à force de manger ! Bon ok, nous voilà les 3 enfin assis, avec des portions de tortillas devant nous...
Nous rejoignons ensuite Clément qui nous annonce avoir invité ses amis à diner ce soir. Hop c'est reparti pour les courses. Nous passons devant le rayon musique. Il y a des CDS de Sylvie Vartan, Johnny, France Gall ! Wouahhh. Non, je n'achète pas, ça va.
Le diner s'effectue en très charmante compagnie et dans une magnifique ambiance. Nous n'avons qu'une phrase à la bouche : « on veut pas partiiiiiir ! ». Les invités s'en vont, la réalité nous rattrape : il est 01H30, le réveil est à 04H30... Ouillle, j'ai compris, ok, je vais me coucher.

03 janvier. 04H30, le réveil sonne, comme prévu. Le stress de l'avion me fait me lever sans aucun problème. Clément, grand prince nous accompagne, je lui confie la poche pleine de victuailles pour le trajet :) Il est prince oui mais a oublié sa classe et son grand cheval... C'est en pyjama sous sa veste qu'il nous accompagne ! Comment ça tu comptes te recoucher après ? non mais oh ! 05H20, le taxi est là. Nous descendons l'escalier à pas de loups, et là, je glisse lamentablement et loupe 4 marches.... Peio, superbe meilleur ami rattrape... ma valise... Je me retrouve à gémir devant la porte de la voisine qui se plaint. Anthologie. Je me relève comme un phoque se trainant hors de la banquise et rejoint les autres, hilares une nouvelle fois. Le taximan n'est pas très bavard, c'est pas grave je fais l'animation et commente tout ce que je vois en espagnol, por favor ! Une fois les bagages enregistrés, les billets électroniques échangés (merci à Peio pour la tête qu'il a fait en constatant que sa place était la 22F et nous 9A et 9B, et surtout merci à Clément qui a arrangé ça). C'est l'heure des au-revoir avec mon Clément. Il s'éloigne, je lui fais coucou, il ne répond pas. C'est loin d'êter un film romantique ! Peio dit alors « mais il s'en va avec la bouffe !! » (rien que d'écrire, j'en ris encore), c'est exact, il s'éloignait avec MA Poche de chocos BN ! On l'appelle, il la ramène. Sauvés ! Quelques minutes plus tard, nous sommes dans l'avion. L'hôtesse parle beaucoup, en espagnol de surcroit, je comprends le principal : le voyage va être mouvementé, il y a des grosses perturbations. Toutes les 5 minutes, un bip bip retentit, l'image de la ceinture se rallume avec en fond sonore « atencion, turbulencia ». Fébrile, je voudrais simplement dire à mes parents que je les aime, à Renan Luce que j'adore son album, à Britney et sa sœur qu'elles me font pitié, à........ ah ben non c'est bon on est arrivés. Un peu plus et je vomissais, hum, comme ceux de droite dans l'avion.
Retour à la maison, on regarde les photos, on rit encore, comme des baleines, encore. Le temps de boucler ma valise, c'est déjà l'heure d'aller à la gare prendre le train pour Bordeaux. Oui un TD important m'attend. Je vais être fraiche dis donc ! A la gare, premier constat : herk, ils parlent tous français ! Deuxième : Laure a failli tomber sur la voie, et ça nous a bien fait rire une nouvelle fois alors que les passagers nous regardaient, atterrés. Après avoir galéré (en riant !) pour monter nos valises, le train a démarré, nous sommes arrivées à destination.

Ma vie bordelaise a repris son cours. Je n'arrête pas de repenser à ces moments magiques. C'est beau d'avoir des amis aussi merveilleux. Merci à Laure pour son rire, son Patrick et toutes ses photos. Merci à Peio de m'avoir permis de me cramponner à lui lors des trajets en avion et de mes chutes. Merci à Clément pour l'accueil bien évidemment, et tout le reste. Merci à Manu pour le repas et de faire partie de la vie de Clément. Merci à Fernando notre chauffeur, mon partenaire de Sévillanes. Merci à Jésus, notre guide de ces quelques jours, notre lumière !

 

PS : rien à voir mais merci d'accueillir comme il se doit 3 nouvelles bulles que j'ai mis en lien. Joana (ma petite sœur), Grenadine et Lauren ! Bienvenues les filles !

PS 2 : merci à toutes les personnes qui sont présentes dans ma vie de me permettre qu'elle soit aussi rose et aussi belle. Je vous porte dans mon cœur à chaque instant (même quand je me suis pris la Harley, vous étiez là, riant avec moi), et 2008 n'est pas prête de changer ça


 

Vos commentaires

1 Le Dimanche 6 Janvier 2008 à 20:18 GMT+2, par Laurinette

ca j'était avec toi et je rigolais quand tu t'es pris la Harley!!
Tellement de souvenirs...
Impossible de tous les raconter!!
Maritxu et sa chaise, ta chute, clément et son pijama à l'aéroport, les pipas à la tomate, Peio agréable au reveil, nos visites, les repas, Manu jesus et fernando tellement adorables, le serveur des chocolatinas, le taxi qui nous amene a Zaragossa, la voisine du dessous qui t'incite à jouer à la marelle avec les carreaux du couloir pour savoir lesquels sont chaud, nos cartes postales, ton nez rouge, les gogo dancers, le travesti chanteur, le wagaboo, la pharmacie et les "protection hygienicas", les commerces à notre nom, la séance photo devant le lac, l'avion, le parfum et les blagues qu'il a entrainé...
tout ca et bien d'autres choses resteront à jamais dans ma petite tête!!
Encore merci pour tous ces moments tellements beaux!
MUXU et merci à Juanita de m'avoir fait rire durant mon séjour chez moi, à tes parents de m'avoir accueilli, ta grand mère de m'avoir invité (moi et mes amis imaginaires) à boire le thé et de ne pas s'être moquée de l'écervelée que je suis..., à ta tante pour son humour et son chaleureux accueil...
Merci Cléemnt , Peio, fernando, Jesus, Manu et Toi pour ce séjour merveilleux!

2 Le Dimanche 6 Janvier 2008 à 23:24 GMT+2, par ange

J'ai eu l'impression de les vivre avec toi ces moments la dis donc..
quel séjour!
merci Emma pour cet article savoureux comme du petit pain, j'ai rigolé tellement que j'en ai mal au ventre. parfait pour aller me coucher sereine avant mon exam de latin demain (merde, j'ai toujours pas révisé..)

gros bisous et merci d'etre toi, tt simplement.

3 Le Lundi 7 Janvier 2008 à 01:02 GMT+2, par Estebanuxu

Wow, je dois dire que je suis impressionné par la longueur de l'article, ce qui n'enlève rien à son côté savoureux et drôle... j'imagine d'autant mieux certaines scènes que j'ai eu le privilège de voir (en vrai !) les photos du périple un peu plus tôt... heureusement que j'étais pas là, parce que moi, mis à part "te quiero" et "tequila" (comment ça c'est international...??? ah oui, oops) euh ben...

4 Le Lundi 7 Janvier 2008 à 09:35 GMT+2, par Emma

Laure, merci pour tous ces petits détails que j'ai ommis :) je vais revenir sur mon texte pour les rajouter. Je pense que je ne me lasserai jamais d'y repenser. On y retourne quand ?

5 Le Lundi 7 Janvier 2008 à 09:36 GMT+2, par Emma

ange, contente que cela t'ait plu, je t'avais promis un article qui te ferait oublier l'espace d'un instant tes exams, le voici :)
et puis comme je te l'ai dit, tu étais avec moi à madrid, c'est normal que tu ais eu l'impression de les vivre ! Je t'embrasse

6 Le Lundi 7 Janvier 2008 à 09:37 GMT+2, par Emma

Mais Stéphane, "te quiero", ça suffit largement, j'aurais été contente tout le week end avec ça moi ! Et oui toi tu as eu droit au récit avec tous les gestes qui vont avec et les photos et vidéos en prime, petit privilégié va ;)

7 Le Lundi 7 Janvier 2008 à 11:55 GMT+2, par Laurinette

Je ne m'en lasse pas!!
Clément, on veut revenir!!!
Hein qu'on peux revenir t'embeter et dormir dans ta maison????

8 Le Lundi 7 Janvier 2008 à 12:07 GMT+2, par Emma

non mais tu crois qu'on a besoin de sa permission ou quoi ? on tape chez la voisine casse-ovaires et on lui demande les clés ! ;)

9 Le Lundi 7 Janvier 2008 à 13:30 GMT+2, par Carole Audrey Victoria

ouff j'ai mis des heures à lire!!

quel périple!!
waouh ^^

10 Le Lundi 7 Janvier 2008 à 13:32 GMT+2, par Emma

et moi alors, te raconte même pas le temps que j'ai mis à écrire...
mais parait que quand on aime, on ne compte pas ! moi j'ai compté quand même ;)
gros bisous

11 Le Lundi 7 Janvier 2008 à 20:44 GMT+2, par Sév'

Whaouuuuuuuuuuuu! Qué aventura... Euh * doute de son espagnol... va reprendre des cours* Je peux venir la prochaine fois??? Bisous

12 Le Lundi 7 Janvier 2008 à 20:45 GMT+2, par Sév'

moi aussi je t'adore pouletteeeeeeeeeeeeeeeeeeee de mon coeur!

13 Le Lundi 7 Janvier 2008 à 20:49 GMT+2, par Emma

bien sur que tu peux venir !!!! et d'aventura en aventura... de porta en porta... hum :)
gros bisous marraine de mon coeur

14 Le Jeudi 10 Janvier 2008 à 11:53 GMT+2, par Mademoiselle V. grippée

enorme j'ai vécu un autre réveillon lol merci :)

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